La Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis a annoncé dans un communiqué de presse du 30 septembre que l'entreprise Block.one qui est à l'origine de l'EOS, se devait de régler une pénalité de 24 millions en dollars en raison du non-enregistrement de son ICO.

 

Un manquement plutôt surprenant

Block.one est accusé de ne pas avoir enregistré son ICO en tant que placement de titres en accord avec les lois fédérales américaines sur les valeurs mobilières. Stephanie Avakian, codirectrice du service de contrôle du SEC, a déclaré :

Un certain nombre d'investisseurs américains ont participé à l'ICO de Block.one. Les sociétés qui offrent ou vendent des titres à des investisseurs américains doivent se conformer aux lois sur les valeurs mobilières, quel que soit le secteur dans lequel elles exercent leurs activités ou les étiquettes apposées sur les produits de placement qu'elles offrent.

Steven Peikin, codirecteur du même service, a précisé :

Block.one n'a pas fourni aux investisseurs de l'ICO les informations auxquelles ils avaient alors droit dans le cadre d'un investissement. La SEC s'engage à intenter des poursuites lorsque les investisseurs sont privés d'informations importantes dont ils ont besoin pour prendre des décisions d'investissement éclairées.

Bien que 24 millions de dollars puissent sembler être une somme importante pour Block.one, cela ne représente que 0,06 % du total recueilli pendant l'ICO du token EOS. En effet, l'investissement reçu par l'entreprise pour l'émission de sa cryptomonnaie est le plus important jamais enregistré dans le marché des cryptomonnaies avec près de 4 milliards de dollars.

La SEC n'a pas pris d'autres décisions concernant le statut de l'EOS. Cela signifie que les exchanges n'auront pas la nécessité de retirer le token de leur listing et que la SEC ne souhaite pour le moment pas aller plus loin avec Block.one.

 

Malgré le coût important que cela peut représenter, Block.one a directement réglé les charges sans admettre ou nier les accusations à son encontre. Il semblerait que l'entreprise ne souhaite pas contester les faits et qu'elle préfère assurer la pérennité de son token en évitant toute altercation supplémentaire avec la SEC. En juin dernier, Block.one a fait l'acquisition pour 30 millions de dollars du nom de domaine « Voice.com » pour la création de son réseau social.

 

Peut-on s'attendre à ce que la SEC porte son regard sur d'autres ICOs ? Le cas de la levée de fonds de Block.one étant unique, toute autre cryptomonnaie accusée d'un manquement similaire pourrait être fortement déstabilisée.

 

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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