Alexander Vinnik, l’homme derrière le tristement célèbre exchange BTC-e, a été extradé vers la France depuis la Grèce, comme le rapporte le média local Ekathimerini.

 

Le dirigeant de BTC-e finalement extradé

La décision était attendue, car l’homme a été le sujet de plusieurs demandes d’extradition. Les États-Unis avaient également demandé son transfert, ainsi que la Russie, son pays d’origine. Vinnik avait été arrêté lors de vacances en Grèce en 2017, il était depuis détenu au sein du pays. Il avait plusieurs fois déposé une demande d’extradition vers la Russie, sans succès. Pour protester, l’homme avait entamé une grève de la faim au début de l’année 2019. Il avait également fait appel de la décision initiale de l’extrader vers la France.

Le ministre de la Justice grec Konstantinos Tsiaras a décidé de ne plus autoriser d’appel, et donc d’accélérer l’extradition de l’homme dans les trois pays, mais dans un ordre de priorité. La France est le premier pays à recevoir Vinnik, suivront ensuite les États-Unis, puis la Russie. Ce n’est pas pour rien que la Russie est dernière sur la liste : le ministre estime en effet qu’une fois en Russie, Vinnik ne sera plus extradé, c’est pourquoi il a voulu maintenir cet ordre. Vinnik serait arrivé hier à Paris, à l’hôpital Hôtel-Dieu.

 

Des accusations qui se sont accumulées

Pour rappel, les accusations se sont accumulées à l’encontre de Vinnik et de BTC-e ces dernières années. Les plus conséquentes viennent des États-Unis, notamment d’une inculpation par le tribunal du district de Caroline du Nord. L’exchange est accusé de blanchiment d’argent et de transactions financières illicites. Au total, ce sont 4 milliards de dollars en Bitcoin (BTC) qui auraient été blanchis sur la plate-forme sur une période de 6 ans. Il aurait également permis de faire transiter les fonds volés dans l’affaire de Mt. Gox.

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Les accusations de la France sont quant à elle plus locales. Vinnik a été accusé d’avoir escroqué plus de 100 personnes dans 6 villes différentes entre 2016 et 2018. De son côté, l’homme a argumenté qu’il s’agissait de transactions entièrement légitimes.

 

La Russie avait vivement protesté contre cette décision cet été : elle estime que l’homme doit être ramené dans son pays d’origine. Hier, le ministre des Affaires étrangères russe Sergey Lavrov a confirmé ce mécontentement :

« La décision de l’extrader vers la France est inadmissible tant qu’aucune explication n’a été donnée sur les raisons pour lesquelles il n’est pas extradé vers la Russie. Sa famille a été brisée, son droit à la vie et à la santé violé. La Grèce se doit de détenir des prisonniers dans des conditions qui ne permettent pas la torture et les agressions. »

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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Rere

En tant qu'ancien utilisateur de btc-e puis wex, mon compte a également été fermé.
Savez-vous s'il existe une class action en France ou si un avocat est en mesure de représenter toutes les victimes lors d'un même éventuel procès ?

DUBOIS

Je serais interessé aussi car dans les memes conditions et je dois avoir 3-4 BTC chez eux....