Les réactions des gouvernements en ce qui concerne l’altcoin de Facebook se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Selon un article de Nikkei rapporté par CryptoNews, l’autorité financière japonaise s’est elle aussi penchée sur le stablecoin. Elle estime que Libra ne sera pas une crypto-monnaie.

 

Facebook Libra : crypto ou pas crypto ?

Depuis le lancement de son whitepaper, les gouvernements semblent hésiter devant Libra. La Russie a ainsi annoncé récemment qu’elle n’interdirait pas le stablecoin, tandis que la France souhaite le réguler comme une banque. L’autorité de régulation financière japonaise, la FSA, a quant à elle tranché sur le “Zuckerberg coin” : selon elle, Libra ne sera pas une crypto-monnaie. Elle ne devra donc pas suivre les régulations qui entourent les altcoins.

La raison de cette classification est la nature de Libra. La loi japonaise dit que les actifs cryptographiques ne doivent pas être « des monnaies légales ou des monnaies basées sur des monnaies légales ». La crypto de Facebook est un stablecoin, il sera adossé à une sélection de monnaies FIAT, parmi lesquelles le yen japonais, la livre sterling, le dollar américain et l’euro. Comme sa valeur sera entièrement liée à des devises « traditionnelles », la FSA a choisi de ne pas la classifier en tant que cryptodevise, mais plutôt dans la catégorie des « transactions et transferts d’argent classiques ».

 

Le Facebook coin poursuit sa régulation

Malgré cette classification, Libra devra quand même suivre certaines règles appliquées par la FSA. Selon CryptoNews, les transferts effectués sur le réseau de Libra pourraient ainsi être solidement encadrés. Ils pourraient être soumis à une limite de 1 million de yens par transfert unique. À l’inverse des fournisseurs de cryptos présents au Japon, le Facebook coin ne devra cependant pas faire une demande de licence.

Si cela avait été le cas, nul doute que Libra se serait conformée aux demandes de la FSA. Le stablecoin a déjà fait une demande de « BitLicense » auprès de l’État de New York. Ce sésame convoité reste un des plus difficiles à acquérir pour les exchanges et fournisseurs de crypto-monnaies. La crypto de Facebook serait également en discussion avec des régulateurs de Suisse et d’Angleterre, selon les informations de Reuters.

 

Les équipes de Libra s’attendaient en tout cas à cette levée de boucliers lors de l’annonce de sa sortie. Cela fait même partie de la stratégie, selon un représentant de Facebook interrogé par Reuters : « Nous nous attendions à cette surveillance et nous l’accueillons. Nous avons annoncé [le lancement de Libra] très tôt afin de pouvoir avoir ce type de débats de manière transparente, tout en recevant des retours. »

 

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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