Lors d'une interview sur la chaîne You Tube de Lex Friedman, l'informaticien danois qui a créé le langage de programmation C++, Bjarne Stroustrup, a déploré le fait que sa création joue un rôle si important dans le fonctionnement du Bitcoin (BTC).

 

 

Un outil incontrôlable

En effet, le C++ représente 68,5% de l'entièreté du code du Bitcoin, ce qui en fait le langage majoritaire bien loin devant le Python représentant 17,3% du code. Le C++ est l'un des langages de programmation fondamentaux et est utilisé pour programmer des fonctions intenses des processeurs, cela en fait donc un langage de choix pour le mining. Bjarne Stroustrup a comparé la création du C++ à la conception d'un outil, dans le sens que son créateur ne peut pas contrôler la façon dont il sera utilisé :

Vous essayez d'améliorer l'outil en regardant comment il est utilisé et quand les gens se coupent les doigts, et vous essayez d'empêcher cela de se produire à nouveau. Mais en réalité, vous n'avez aucun contrôle sur la façon dont quelque chose est utilisé.

Il a ensuite mentionné le Bitcoin, que Satoshi Nakamoto a majoritairement écrit en C++ :

Je suis très heureux et fier de certaines des choses pour lesquelles le C++ est utilisé et d'autres que j'aimerais que les gens ne fassent pas. Le mining du Bitcoin étant mon exemple préféré, il utilise autant d'énergie que la Suisse et sert surtout les criminels.

 

Un réseau énergivore

Malgré ce que peut penser Bjarne Stroustrup, le fait que le Bitcoin soit surtout utilisé à des fins criminelles n'est plus vraiment d'actualité. Une étude de Chainalysis a révélé que moins de 1% des transactions incluant du Bitcoin étaient associées à des activités illégales en 2018 et cette valeur tend à diminuer au cours du temps.

Toutefois, l'énergie consommée par l'industrie du mining est une réalité. Comme le précise Bjarne Stroustrup, la consommation annuelle est équivalente à celle de la Suisse, soit environ 58 TWh.

Du côté du coût énergétique par transaction, on atteint également des niveaux théoriquement très élevés. En prenant en valeur de référence la capacité du réseau de 12 transactions par secondes et le taux de hachage actuel d'environ 95 EH/s, on obtient un coût énergétique d'environ 220 kWh par transaction. Pour plus de détails sur ce sujet, vous pouvez consulter notre dossier sur le mining du Bitcoin et son coût énergétique.

 

 

Le réseau Bitcoin et plus particulièrement le mining en lui-même consomme bel et bien beaucoup d’énergie. Cependant, si on le compare au système bancaire et à ce qui s’y rattache, alors il n’est pas certain qu’il consomme beaucoup plus à la même échelle, et pourrait même être plus efficace. Il a aussi été prouvé que les fermes de mining utilisent une grande part d'énergie renouvelable pour des raisons économiques. Même s'il le souhaite, Bjarne Stroustrup ne peut pas contrôler ce pour quoi le langage qu'il a créé est utilisé et le Bitcoin en est le meilleur exemple.

 

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Depuis 2017, je m'intéresse au Bitcoin, aux cryptomonnaies et à la technologie blockchain associée. Je crois fermement en ces innovations technologiques et qu’elles révolutionnent déjà de nombreux secteurs.
Tous les articles de Clément Wardzala.

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Daudignon

Comment commencer à investir un peu sur les bit coins et les règles à respecter

Robin Berné

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