L'informaticien australien et créateur autoproclamé du Bitcoin (BTC), Craig Wright, aurait fourni des documents judiciaires falsifiés pour prouver un acte de fiducie avec ses plaignants, selon des documents révélés par l'avocat Stephen Palley sur Twitter.

 

Wright trahit par des données cachées

Selon Palley, le soi-disant véritable Satoshi Nakamoto n'a pas réussi à prouver son innocence en présentant des documents judiciaires que Palley prétend être faux, car ils renferment plusieurs contradictions chronologiques.

Les avocats de Kleiman accusent Wright d'avoir volé des centaines de milliers de bitcoins - représentant près de 5 milliards de dollars au moment de l'écriture de cet article - après la mort de Kleiman en avril 2013.

Parmi les pièces présentées lors de l'audience du mercredi 3 juillet figurait un document présenté comme preuve de la coopération entre Craig Wright et son défunt partenaire commercial, David Kleiman. Le document est daté d'octobre 2012. Cependant, lorsqu'on examine les métadonnées du document, on s'aperçoit que les droits d'auteur de Calibri, une police de caractères utilisée dans Microsoft Word, datent de 2015, ce qui suggère que le document n'a pu être créé en 2012.

 

[tweet 1146522818949144577 align='center']

Un prétendu document de fiducie de 2012 avec des fichiers de polices sous droits d'auteur datant de 2015.

 

Suite à l'affirmation selon laquelle Craig Wright pourrait avoir falsifié les documents judiciaires, Palley a ironiquement ajouté : “ C'est logique que l'inventeur du Bitcoin puisse voyager dans le temps. Votre Honneur.

De plus, l'avocat du demandeur a présenté deux versions du même document, l'une remontant à 2011 et l'autre à 2014. Prétendue être un message de Kleiman à Wright, une version authentique 2011 servirait de preuve de la coopération entre les deux. Si l'original date de 2014, ce n'est qu'une preuve supplémentaire de la tentative de Wright d'induire le public en erreur.

 

Fin juin, Craig Wright avait déclaré qu'il ne pouvait pas se conformer à une ordonnance du tribunal l'obligeant à fournir une liste de toutes ses premières adresses de wallets Bitcoin. Il semble que la résolution de cette affaire ne se passe pas très bien pour Craig Wright, une falsification de documents peut en effet être considérée comme un acte d'outrage au tribunal. Une peine pour Craig Wright sera-t-elle bientôt annoncée ou arrivera-t-il à s'en sortir une fois de plus ? 

 

A propos de l'auteur : Clément Wardzala

twitter-soothsayerdatatwitter-soothsayerdata

Depuis 2017, je m'intéresse au Bitcoin, aux cryptomonnaies et à la technologie blockchain associée. Je crois fermement en ces innovations technologiques et qu’elles révolutionnent déjà de nombreux secteurs.
Tous les articles de Clément Wardzala.

guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments