Busan : la « blockchain free zone » pas si libre que ça

Busan : la « blockchain free zone » pas si libre que ça

 

La ville coréenne de Busan souhaite proposer une « blockchain free zone » pour promouvoir de nouvelles entreprises localement. Mais elle se heurte au positionnement du gouvernement coréen, qui reste méfiant face aux crypto-monnaies.

 

Qu’est-ce que la « blockchain free zone » de Busan ?

Comme nous vous l’expliquions en début de mois, la deuxième ville de Corée du Sud semblait avoir choisi de miser sur la blockchain pour son développement. Elle envisageait alors le lancement d’une crypto-monnaie locale adossée à la monnaie FIAT en vigueur, le won coréen. En plus de cette nouvelle création, la région avait également été choisie pour un projet d’ampleur, une « blockchain free zone ».

L’idée était simple : une zone de Busan serait consacrée à la blockchain, et elle ne serait pas soumise aux réglementations qui entourent habituellement les entreprises blockchain en Corée du Sud. Cela permettrait à Busan de booster son économie, tout en promouvant les crypto-monnaies et en offrant un espace privilégié pour les Initial Coin Offerings (ICO). Malheureusement, cette « free zone » devra revoir son ambition à la baisse, si on en croit les informations rapportées par le site d’informations CryptoNews.

 

Les entreprises de la blockchain seront limitées

Séoul entend en effet appliquer les règles strictes qui sont en vigueur dans le pays. La capitale de la Corée du Sud estime que si la blockchain et la technologie des registres distribués doivent être développées, les crypto-monnaies doivent quant à elles être très strictement encadrées. Les ICO sont donc interdites sur le territoire, et cela devrait également être le cas dans la « free zone ». De quoi refroidir bon nombre d’entrepreneurs, pour qui les ICO sont le meilleur moyen de financer des projets.

Ce positionnement du gouvernement coréen semble en tout cas difficilement tenable. Blockchain et crypto-monnaies coexistent, il est très difficile de vouloir promouvoir l’une sans avoir les autres. Invité au parlement sud-coréen, Vitalik Buterin le créateur de l’Ethereum (ETH) avait pourtant mis en garde ce dernier. Il expliquait en avril dernier que « Les blockchains publiques s’appuient fortement sur les crypto-monnaies. Ces dernières sont donc absolument nécessaires. »

Le projet des entreprises de la blockchain, qui souhaitent instaurer le modèle de Singapour à Busan, pourrait donc être limité par Séoul. Mais pour combien de temps ? Il est évident que dans l’esprit du public coréen, qui est particulièrement friand de nouvelles technologies, blockchain et cryptos sont liées. Le gouvernement pourrait donc être forcé à l’avenir de mettre de l’eau dans son vin.

 

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