La société Waste2Wear a trouvé un moyen de revaloriser les déchets plastiques présents dans l'océan. Elle transforme ces derniers en textiles, et peut tracer le processus grâce à la blockchain. Les initiatives de ce type se sont multipliées ces derniers mois.

 

Repêcher les plastiques présents dans l’océan

Les plastiques contenus dans les océans figurent parmi les problèmes les plus pressants en matière d’écologie. Les déchets qui se retrouvent en mer ont une influence catastrophique sur la faune marine, et ils se dégradent extrêmement lentement. Heureusement, des initiatives comme celle de Waste2Wear permettent de donner une seconde vie à ces plastiques, une fois retirés de l’océan.

C’est à l’occasion du salon Première Vision Fabric, qui se déroule à Paris du 17 au 19 septembre, que Waste2Wear a dévoilé sa solution, comme le rapporte le site ModeInTextile. L’idée est simple : des pêcheurs qui ne peuvent plus travailler à cause des réglementations environnementales sont recrutés afin de “pêcher” les plastiques qui flottent près de Shanghaï. En collaboration avec les ONG locales, ils collectent plus de trois tonnes de déchets par semaine, qui sont envoyées à Waste2Wear. L’entreprise les transforme ensuite en textiles, qui sont utilisés pour créer toute une gamme de vêtements.

 

La blockchain pour tracer les plastiques

Cette initiative fait usage de la blockchain afin de tracer les déchets utilisés dans la fabrication de ces textiles. Les matières recyclées sont enregistrées à leur source, puis elles continuent d’être tracée grâce aux technologies des registres distribués jusqu’à ce qu’elles soient intégrées dans les vêtements. Il s’agit de la première fois que les déchets plastiques sont réutilisés grâce aux technologies de la blockchain. Cette initiative s’est développée suite à une demande des clients, qui souhaitaient que les déchets utilisés dans ce type de projets soient plus facilement pistables. Pour chaque vêtement produit par Waste2Wear, il sera donc possible de vérifier les composants des bouteilles plastiques recyclées, ainsi que le nombre qui a été utilisé pour chaque pièce.

 

Blockchain et écologie commencent à faire bon ménage

Comme nous vous le rapportions en début de mois, un nombre grandissant d’initiatives vertes sont épaulées par les cryptos. La Rainforest foundation a ainsi annoncé récemment accepter les dons en cryptos pour lutter contre la déforestation de la forêt amazonienne. Et quelques tokens plus “eco-friendly” que le Bitcoin (BTC) ont fait leur apparition. C’est le cas du Chia, qui se propose de miner des cryptos de manière écologique. De plus en plus d’initiatives de ce type devraient donc se développer.

 

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

twitter-soothsayerdatatwitter-soothsayerdata

Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
Tous les articles de Marine Debelloir.

guest
2 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Benoît

Je ne suis pas sûr de bien voir l'intérêt de tracer l'origine des déchets utilisés pour fabriquer des vêtements...

Thomas Herbst

Je partage votre avis 🙂