Les régulateurs américains restent préoccupés par la Libra malgré leur visite en Suisse

 

Libra Facebook

 

Une délégation de la Chambre des représentants des États-Unis s’est rendue en Suisse la semaine dernière parce qu’elle était soucieuse des problématiques des cryptomonnaies et notamment du futur stablecoin de Facebook, la Libra.

 

Une situation encore instable pour Libra

La représentante Maxine Waters a publié une déclaration officielle le 25 août, dans laquelle elle a déclaré que les membres de la Commission des services financiers des États-Unis avaient rencontré différents organismes de réglementation et législateurs suisses, notamment le Secrétariat d’État aux questions financières internationales, le Commissaire fédéral à la protection des données et à l’information et l’Autorité de surveillance des marchés financiers. Maxine Waters a déclaré :

Bien que j’apprécie le temps que les représentants du gouvernement suisse ont pris pour nous rencontrer, mon souci demeure de permettre à une grande entreprise de technologie de créer une monnaie mondiale qui soit contrôlée de façon privée. J’ai hâte de poursuivre notre délégation du Congrès, d’examiner ces questions, le blanchiment d’argent et d’autres qui relèvent de la compétence du Comité.

Waters avait précédemment appelé à une suspension du projet et l’avait réitéré lors de l’audience du Congrès du 17 juillet, en s’adressant à David Marcus, responsable de la blockchain chez Facebook. Elle souhaitait prendre ces dispositions afin que les législateurs et les organismes de réglementation puissent déterminer s’il s’agit d’une nouvelle menace pour les consommateurs et l’économie mondiale. Elle a ensuite ouvert l’audience par une mise en accusation du comportement passé de Facebook.

 

La Suisse, terre promise pour Facebook

Le choix de la Suisse n’est pas le fruit du hasard. Le co-créateur de la Libra, David Marcus, a déjà déclaré que la Suisse est un « bon partenaire réglementaire » pour la mise au point du projet de Facebook.

La Suisse est connue pour sa régulation peu contraignante en termes de cryptomonnaies, qui est une condition attrayante pour les startups de cryptomonnaies et de blockchain. Les législateurs américains, quant à eux, craignent que Facebook ne s’installe simplement en Suisse pour éviter un contrôle juridique.

Reste à voir si les États-Unis changeront de cap à terme. Plus tôt cet été, un gestionnaire de fonds de cryptomonnaies a déclaré que les États-Unis avaient « déjà perdu » la course à l’innovation crypto. En tant que tel, le pouvoir de décision réglementaire s’avérera probablement la clé de toute autre innovation en matière de cryptomonnaie aux États-Unis. En conclusion, la visite des régulateurs américaine en Suisse n’a pas encore résolu tous les points d’interrogation liés à la Libra.

 

Les nouveaux projets liés aux cryptomonnaies font l’objet d’un examen réglementaire plus approfondi de la part des organismes de réglementation du monde entier depuis que Facebook a fait l’annonce officielle de son projet en juin dernier. Des rapports récents suggèrent même qu’en raison de cette pression réglementaire croissante, certains des membres fondateurs de la Libra Association, l’organe directeur du projet Libra, envisagent de se retirer du projet.

 

Clément

Achetant son premier Bitcoin en 2017, Clément se rend vite compte de son attirance pour le monde des cryptomonnaies. Il croit fermement en cette technologie et qu'elle révolutionne déjà de nombreux secteurs.

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