Le responsable de Libra David Marcus s’est exprimé sur les entreprises qui ont quitté le navire la semaine dernière. Il estime que le stablecoin de Facebook n’est pas particulièrement en danger, comme il l’explique dans une interview à Yahoo Finance

 

Libra poursuit son chemin malgré la tempête

Comme nous vous l’expliquions la semaine dernière, plusieurs marques d’ampleur avaient décidé de quitter Libra, dont Visa, MasterCard et Ebay. La pression des régulateurs aurait fait flancher ces poids lourds, devenus méfiants face à un stablecoin qui subit les attaques des banques centrales du monde entier. Pour autant, la Libra Association est parvenue à fonder son Conseil d’Administration lundi dernier. Et malgré les absences, elle rassemble quand même des membres influents comme Spotify, Uber, Vodafone ou Coinbase.

 

David Marcus vent debout contre les critiques

Pour David Marcus, les départs successifs ont peu de conséquences sur l’élaboration de Libra. Il indique dans son interview que le stablecoin n’est « absolument pas en danger ». Selon lui, les déserteurs n’avaient simplement pas assez de courage : « En tant que membre, il faut vraiment avoir de la passion, de l’énergie et du courage […]. Et cela continuera d’être dur. Cela devrait même devenir encore plus compliqué avant que cela devienne plus simple. »

Peu rancunier, Marcus remercie quand même Ebay, PayPal et les autres d’« avoir eu le courage de potentiellement bouleverser leur fonctionnement. » Il dit respecter leur décision, et comprendre pourquoi elle a eu lieu : « Je comprends également qu’ils ont aussi une responsabilité pour leurs actionnaires et leurs parties intéressées, ils ont subi beaucoup de pression. »

 

Prochaines étapes pour Libra

Maintenant que cette première étape est passée, Libra a plusieurs objectifs. Le stablecoin souhaite faire grandir petit à petit la liste de ses membres, pour en compter au minimum 100 avant son lancement au premier semestre 2020. Le « Facebook coin » ne semble pas vouloir changer de trajectoire, et reste convaincu qu’il parviendra à trouver des accords avec les régulateurs : « Nous étoffons toutes les conditions de régulation et la surveillance requise pour piloter [le projet], mais rien n’a changé. »

Le prochain obstacle d’ampleur devra être franchi la semaine prochaine. Le 24 octobre, Mark Zuckerberg devra comparaître devant le Comité des services financiers de la Chambre des États-Unis. Il devrait à nouveau essayer de montrer patte blanche pour amadouer ses membres. S’il y parvient, cela sera une étape majeure de franchie. Sinon, il pourrait être de plus en plus difficile d’envisager un lancement de Libra au début de l’année 2020.

 

Source image : Loic Le Meur via Flickr (CC BY 2.0)

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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