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Selon un rapport de ChainAnalysis repris par Bloomberg, les échanges de Bitcoin (BTC) correspondant à des transactions marchandes sont la minorité. 98.7 % des paiements effectués sur le réseau ne correspondent pas à des ventes commerciales. Le BTC continue d’être majoritairement utilisé comme un actif d’investissement plutôt qu’une monnaie virtuelle.

 

La volatilité : un frein majeur à l’utilisation des cryptos

Le rapport de ChainAnalysis s’étend sur les 4 premiers mois de 2019. Selon ce dernier, un minuscule 1.3 % des transactions correspond à des ventes marchandes. Du point de vue des potentiels acheteurs, le dilemme est simple. Pourquoi utiliser ses Bitcoins pour acheter un objet, alors que leur prix peut potentiellement bondir dans les semaines qui suivent ? La plupart des détenteurs de BTC choisissent de garder leurs tokens (hold en anglais), sur plusieurs mois ou années, afin de profiter de la prochaine montée des cours.

Cette tendance des investisseurs perdurera tant que les crypto-monnaies subiront encore des variations de prix importantes. Comme le rappelle Bloomberg, le BTC a pris 1 400 % sur l’année 2017, puis a perdu 70 % en 2018. L’incertitude actuelle autour du cours du Bitcoin ne facilite donc pas son utilisation. La montée des stablecoins depuis l’année dernière est témoin de cette tendance : la crypto-communauté est prête à accueillir des initiatives qui permettent de diminuer la volatilité des cours. Mais les stablecoins ont leurs propres problèmes. Notamment le fait qu’ils soient adossés à des monnaies FIAT et représentent donc moins bien l’idéal décentralisé qui a conduit à la création des crypto-monnaies.

 

Faciliter les transactions marchandes de Bitcoin

Il faut cependant temporiser cette tendance. Le Bitcoin est considéré comme un actif dans les pays qui ont une monnaie fiduciaire forte, par exemple en Europe ou aux États-Unis. Dans les pays en développement ou subissant des crises économiques, les altcoins parviennent petit à petit à être considérés comme des alternatives de paiement fiables. C’est le cas notamment en Amérique latine, où Dash (DASH) a fait une percée remarquée depuis l’année dernière. Et l’Afrique n’est pas loin derrière : une fraction de plus en plus importante de la population se munit d’outils de paiements basés sur les actifs cryptographiques.

Les altcoins prouvent donc qu’ils peuvent servir de moyens de paiement efficaces… Dans des territoires où les banques sont peu présentes, où lorsque la monnaie fiduciaire chute lourdement. Tout l’enjeu pour ces derniers sera donc de parvenir à convaincre les utilisateurs qui résident dans des régions économiquement plus prospères, où les banques sont très implantées.

 

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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