Régulations : le GAFI a confirmé ses recommandations cryptos très strictes

Régulation des crypto-monnaies

 

Le Groupe d’Action Financières (GAFI) qui s’est réuni à l’occasion du G20 Finance a dévoilé des recommandations draconiennes pour les fournisseurs de cryptos.

 

Régulations cryptos drastiques de la part du GAFI

Comme nous vous l’expliquions la semaine dernière, le GAFI est un groupe intergouvernemental qui s’est réuni à l’occasion du G20. Créé en 1989 pour combattre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, il est devenu une référence pour les pays mondiaux : aujourd’hui, plus de 200 pays suivent ses recommandations. C’est pourquoi elles ont une importance capitale en ce qui concerne la régulation des cryptodevises.

Le GAFI (ou FATF pour les anglophones) avait annoncé à l’avance les recommandations cryptos qu’il prévoyait d’approuver. Elles ont été confirmées et détaillées ce vendredi dans un rapport intitulé « Guide pour une approche des risques liés aux cryptoactifs et à leurs fournisseurs ». Selon ce dernier, les pays devront enregistrer et surveiller toutes les entreprises liées aux crypto-monnaies. Cela inclut bien sûr les plateformes d’échanges et les services de stockage comme les portefeuilles, mais aussi les fonds d’investissement.

 

Surveillance accrue pour les investisseurs

Comme annoncé, toute transaction dépassant 1 000 euros devra être enregistrée par les fournisseurs de service, avec un rapport détaillant l’identité de la personne envoyant les fonds, les recevant, ainsi que d’autres informations sur les transactions. Les clients de transactions plus minimes pourront aussi être identifiés. Au-delà du nom, de l’adresse et d’une pièce d’identité, les fournisseurs pourraient également être obligés d’enregistrer les adresses IP. Mais aussi les données liées aux transactions comme les adresses de wallets.

En plus de cette accumulation de données sensibles, le GAFI recommande aux pays de forcer les fournisseurs de service à donner des listes d’adresses aux autorités si cela s’avère nécessaire. Au final, c’est toute la responsabilité de tracer et rapporter les transactions effectuées qui incombera aux fournisseurs.

 

La crypto-communauté a eu le temps de se préparer à l’impact, mais ces mesures restent drastiques quand on sait que les échanges d’altcoins sont basés sur un anonymat complet ou partiel. Ce qui déplaît également, c’est l’interprétation exclusivement illicite des cryptodevises donnée par le rapport : « L’écosystème des actifs virtuels a vu la montée des crypto-monnaies anonymes, des mixeurs et des tumblers, des plateformes décentralisées ainsi qu’un obscurcissement des échanges financiers […] qui présentent des risques liés au blanchiment d’argent et au terrorisme. »

 

Les grandes entreprises liées aux cryptos, rebaptisées « V20 » pour l’occasion, avaient pourtant essayé de peser dans la balance pour mitiger ces régulations qu’elles estiment draconiennes. Il semblerait qu’elles n’y soient pas parvenues. Reste à voir comment les pays concernés interpréteront ces conseils du GAFI.

Marine Debelloir

Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, Marine s'est prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qu'elles créent. Elle aime dénicher les infos les plus croustillantes pour aider à démocratiser ce passionnant univers.

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