Le Mitsubishi Research Institute (MRI) et le Kintetsu Group, une compagnie ferroviaire basée à Osaka, se sont associés pour émettre une cryptomonnaie utilisable dans la préfecture de Mie au Japon. Celle-ci sera un stablecoin rattaché au yen japonais afin d'éviter les fortes variations que connaissent les cryptomonnaies. L'information a été rapportée le 16 octobre par l'institut de recherche.

 

Un stablecoin temporaire

Surnommé le Kintetsu Shimakaze Coin, le stablecoin sera d'abord lancé à titre expérimental pour tester son acceptation auprès des consommateurs et sera seulement disponible du 11 novembre de cette année au 31 janvier 2020. Lorsque la période d'essai sera terminée, le stablecoin expirera et ne sera plus utilisable.

La première phase de démonstration est cependant extrêmement limitée et se déroulera uniquement dans la péninsule de Shima avec seulement 15 lieux de la région qui accepteront le stablecoin dont le Shima Spain Village, l'hôtel Miyako Resort Shima Bayside Terrace, la compagnie de ferry Kashikojima Espana Cruise et le musée de Makonde.

Les utilisateurs devront télécharger l'application Kintetsu Shimakaze Coin pour s'inscrire et pouvoir recharger par tranches de 1 000 yens, environ 8 euros, jusqu'à un maximum de 100 000 yens. Les transferts entre les participants ont aussi été ajoutés lors de l'expérimentation.

Au terme du projet pilote, la compagnie Kintetsu espère éventuellement émettre un autre stablecoin permanent du même type qui pourra être utilisé sur ses lignes ferroviaires par les voyageurs.

 

Un projet de longue date

Il s'agit de la quatrième expérimentation de ce type créée par les deux entités japonaises, qui travaillent sur le même projet depuis deux ans. Ils ont lancé la première version de leur stablecoin en septembre 2017 pour tester un système de paiement utilisant la technologie de la blockchain tandis que la deuxième version a été utilisée pour tester les QR code et introduire les transferts d'actifs entre les utilisateurs.

La troisième expérimentation a eu lieu en février dernier, les deux sociétés avaient alors testé un stablecoin local autour de la gare d'Uehommachi à Osaka. Si cette quatrième phase de tests s'avère concluante et que la cryptomonnaie locale reçoit un bon accueil de la part des touristes et des habitants locaux, on espère que l'initiative sera renouvelée et que d'autres préfectures souhaiteront elles aussi mettre au point leur propre cryptomonnaie locale.

 

Le Japon semble devenir depuis quelques mois un territoire prolifique pour le développement de la blockchain et des cryptomonnaies. Suite à l'affaire Mt. Gox, des mesures très strictes avaient été prises sur l'ensemble du pays à leurs encontre. L’autorité de régulation du Japon, la Financial Services Agency (FSA), a cependant récemment autorisé les sociétés LINE et Rakuten à lancer leurs activités en rapport avec les cryptomonnaies sur l’archipel japonais. Tous ces signes ne sont pas à prendre à la légère et peuvent promettre un brillant avenir pour le secteur au pays du Soleil-Levant.

 

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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