Le trading et le stockage des cryptomonnaies sont désormais interdits sur le territoire du Qatar. L'interdiction couvre non seulement les cryptomonnaies, mais aussi tout ce qui a de la valeur et qui serait susceptible de remplacer les monnaies fiat.

 

Les raisons de cette décision non précisées

Le Centre Financier du Qatar, qui est également l'autorité de régulation du pays, a promulgué l'interdiction des cryptomonnaies à l'échelle nationale. Selon le rapport, l'autorité a déclaré :

Les services d'actifs virtuels ne peuvent pas être conduits dans ou depuis le Qatar pour le moment. [Cela concerne] Tout ce qui a une valeur et qui agit comme un substitut de la monnaie, qui peut être négocié ou transféré numériquement et qui peut être utilisé à des fins de paiement ou d'investissement.

Cette interdiction comprend l'échange de crypto-actifs contre de la monnaie fiat, le trading crypto-to-crypto, les services de garde de ces actifs, la participation à des services financiers liés à l'offre et/ou à la vente d'un actif virtuel ainsi qu'à la fourniture de ces services. Aucune raison concrète de cette prise de décision n'a été avancée par le régulateur financier.

Toutefois, l'interdiction ne concerne pas les formes numériques de titres ou d'autres instruments financiers qui sont réglementés par l'Autorité de régulation, ainsi que par les autres organes de gouvernance, notamment la Banque centrale du Qatar.

Ce n'est cependant pas la première fois que le gouvernement du Qatar s'exprime contre les crypto-actifs. En février 2018, la Banque centrale recommandait aux investisseurs de se tenir à l'écart des crypto-actifs, car ils devaient être considérés comme volatiles, associés au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme.

La plupart des entreprises locales qui assuraient certains services liés aux cryptomonnaies avaient par ailleurs déjà cessé leurs activités en raison de la réglementation particulièrement stricte relative à la lutte contre le blanchiment d'argent.

 

Cette mesure radicale intervient à une période où un certain nombre de pays du Moyen-Orient ont eu recours aux monnaies numériques pour stimuler leur économie et s'intégrer au monde numérique. Il est probable que le Qatar ne dise pas non à la blockchain et qu'il se tourne vers la création d'une monnaie numérique nationale dont il pourra garder le contrôle.

En novembre dernier, la Banque centrale des Émirats arabes unis a déclaré qu'elle travaillait avec son homologue saoudien pour émettre une monnaie numérique basée sur la technologie de la blockchain qui serait acceptée dans le cadre de transactions transfrontalières. Si cette monnaie numérique voit le jour, elle ne sera toutefois pas utilisable par le grand public, cette dernière sera réservée aux banques afin de rendre leurs transactions plus efficaces.

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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