Des objets connectés qui minent de la crypto-monnaie à votre insu en utilisant votre électricité : une fable ? Plus maintenant. Le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie française a en effet relevé un nombre grandissant d’attaques de ce type en 2019. Et la tendance devrait s’accélérer, comme le rapporte le Journal du Net.

 

Utiliser les objets connectés pour miner de la crypto

C’est à l’occasion du Forum international de la cybersécurité de Lille que le plateau d’investigation sur les objets connectés (Pioc) a expliqué ses découvertes. Les appareils connectés, qu’on désigne aussi par l’appellation « Internet des Objets » (IoT) rassemblent tous les objets intelligents. C’est-à-dire les assistants virtuels bien sûr, mais aussi tous les objets électroménagers qui communiquent de manière autonome.

Ils sont utilisés de plus en plus couramment par les criminels : au total, le C3N a reçu une centaine d’appels les concernant en 2019. Mais tous les cas ne sont pas recensés, en particulier ceux qui concernent le minage dissimulé de monnaies numériques (cryptojacking). C’est en tout cas l’avis de Fabienne Lopez, qui dirige le C3N : « En un an, nous avons traité moins d’une dizaine de dossiers mais cela va prendre de l’ampleur ».

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Du « cryptojacking » qui se fait discret

Jusque là, les criminels utilisaient beaucoup les navigateurs pour miner des cryptos depuis des ordinateurs infectés. Mais la méthode a un défaut : elle se voit, notamment par un ralentissement généralisé du système. D’où le passage sur des objets connectés, principalement sur des appareils de 220 volts. L’avantage d’utiliser ces objets, c’est qu’à l’inverse d’un ordinateur, ils ne sont pas forcément mis à jour régulièrement. Et que leur ralentissement ne suscite pas la même méfiance de la part des utilisateurs.

Avec cette méthode, chaque attaque est moins rentable, mais elle permet de générer des cryptos depuis un nombre très important d’objets. Les altcoins visés sont des « crypto-monnaies temporaires » de faible valeur, qui sont ensuite échangées contre d’autres cryptos. La méthode a également l’avantage de laisser moins de traces si les utilisateurs se rendent compte que quelque chose cloche : ils se contentent souvent de se débarrasser de l’objet connecté, faisant ainsi disparaître l’attaque.

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La progression des techniques illégales de mining a été relevée dans plusieurs rapports, dont celui de McAfee. En France, le C3N avait déjà réussi à démanteler un réseau de cryptojacking international qui avait touché 850 000 machines. Et Microsoft avait également alerté sur un malware de mining en fin d’année dernière.

 

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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