Les liquidateurs judiciaires affectés à Cryptopia ont rendu leur premier rapport le 31 mai 2019. L’entreprise, qui avait subi un important vol de cryptos il y a quelques mois, devrait 2.7 millions de dollars à ses créanciers. Les employés n’auraient quant à eux jamais reçu leurs derniers salaires. Cela ne semble cependant pas arrêter le fondateur de Cryptopia Adam Clark : il serait en train de lancer un nouvel exchange en Nouvelle-Zélande.

 

Les comptes de Cryptopia sont en piteux état

On savait déjà que l’exchange Cryptopia avait dû mettre la clef sous la porte car il n’était plus profitable. Mais cette analyse du cabinet d’audit affecté au dossier montre l’étendue des dégâts. 69 créanciers sans garanties doivent récupérer 1.37 million de dollars. La firme compte aussi deux créanciers sécurisés, Dell New Zealand et Coca Cola Amatil, mais on ne connaît pas encore le montant qui leur est dû. Au-delà de ces créanciers, le rapport montre que l’entreprise n’avait pas pu payer les salaires de ses employés depuis quelque temps. Ce sont ainsi 207 000 dollars qui n’ont pas été versés. Quant à la somme totale de 2.7 millions de dollars, elle englobe uniquement les dettes en monnaies FIAT.

En ce qui concerne les fonds en crypto-monnaies, c’est une autre paire de manches. Les liquidateurs seraient en train d’essayer de les sécuriser. Comme le note le rapport, « A la date de la liquidation, l’entreprise était toujours en train de récupérer des crypto-actifs au sein d’un environnement compromis. Nous souhaitons continuer ce processus et récupérer tous les fonds en crypto-actifs. Cela veut dire accéder aux crypto-actifs de l’entreprise et les transférer dans des portefeuilles froids sécurisés. » Les utilisateurs qui possédaient encore des altcoins sur la plateforme devraient donc théoriquement pouvoir les récupérer. Cela n’inclut cependant pas les fonds en crypto-monnaies qui ont été volés à l’occasion du hack. Ils représentaient à l’époque 9.4 % du volume total détenu par l’exchange.

 

Le fondateur de Cryptopia compte sévir ailleurs

Le fondateur de Cryptopia Adam Clark semble en tout cas peu échaudé par cette débâcle. Son compte LinkedIn a été analysé par la crypto-communauté il y a quelques jours. Il révèle qu’il compterait lancer un nouveau site d’échanges de cryptodevises en Nouvelle-Zélande. Son nom ? Assetylen. Il s’agirait de « la plateforme crypto de Nouvelle-Zélande la plus avancée ». Clark serait l’« architecte » de cette nouvelle place de Bourse, grâce à la structure qu’il a développée : TradeSatoshi. Pas sûr pourtant que les investisseurs se battent pour prêter main-forte à ce nouveau projet...

 

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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