Cet article est écrit en partenariat avec DEIP (en savoir plus)

Favoriser l'innovation grâce à la blockchain

En 2010, l'économie de la création et de l'innovation a généré 2,2 trillions de dollars de bénéfices et a employé plus de 30 millions d'individus. Selon un rapport de Deloitte, publié en juin 2021, elle a le potentiel de croitre de 40% au cours des 10 prochaines années, devenant l'un des principaux moteurs de l'économie mondiale.

Malgré une croissance du secteur et un potentiel grandissant, l'économie de la création repose toujours sur les règles, les mécanismes et les codes qui régissent l'économie globale et qui la contraignent dans sa progression. C'est là qu'intervient la blockchain, dont la technologie novatrice peut permettre l'émergence de nouveaux modèles économiques.

Avec la blockchain, il est désormais envisageable de réinventer l'économie, de sorte de placer le créateur au centre du système économique. Il aura la capacité de capturer et de transférer simplement, instantanément et en toute sécurité la valeur qu'il crée. Cette économie dite « économie des créateurs » redéfinit la manière dont des millions de créateurs du monde entier créent, collaborent et monétisent de nouvelles inventions, technologies, œuvres d'art et autres types de produits immatériels.

C'est en tout cas le constat et la mission que s'est donné Collective Intelligence Labs, un groupe d'architectes, de chercheurs, de développeurs et de designers spécialisés dans la blockchain. Fondée en 2015, cette start-up est née « avec l'ambition d'aider à réaliser le potentiel de l'humanité » en utilisant les technologies d'intelligence collective.

Homepage DEIP

Logo du projet Creator Economy Protocol de DEIP  - Source : site Internet de DEIP

 

En 2018, Collective Intelligence Labs a lancé le projet DEIP. Son ambition est de construire cette infrastructure décentralisée, basée sur la blockchain, dont l'économie créative a besoin pour exploser. Dès son lancement, DEIP est devenu le premier protocole Web 3.0 au monde pour la tokenisation d'actifs immatériels de grande valeur, tels que la propriété intellectuelle.

👉 Pour en savoir un peu plus, retrouvez le litepaper du projet DEIP

DEIP, le protocole pour l'économie des créateurs

Le projet DEIP vise à construire une infrastructure décentralisée pour l'économie des créateurs : le « Creator Economy Protocol » . Il fournit des applications et des outils Web3.0 pour l'ensemble de l'industrie, et « permets la transition de l'économie créative à l'économie des créateurs ».

Les créateurs auront accès à une plateforme très simple d'utilisation pour développer leur application directement sur le Web3.0. Deux interfaces seront à leur disposition, une sans code et une avec un peu de code. C'est ce que l'on pourrait comparer à un WordPress du Web3.0.

In fine, DEIP sera un protocole multi-chaîne conçu spécifiquement pour les créateurs en permettant le développement d'un projet innovant directement sur le Web3 et la tokenisation (en tant que F-NFT) du brevet associé à ce projet.

La tokenisation des actifs par les NFTs

Les actifs incorporels imaginés par les créateurs doivent être implémentés sur le protocole DEIP de manière à ce qu'il puisse interopérer avec, sans que leurs propriétés ne soient corrompues ni altérées. À ce titre, les tokens non fongibles (NFT) remplissent parfaitement le rôle. Chaque création étant unique, elles correspondent par définition au concept intrinsèque des NFTs.

Le protocole de DEIP prévoit d'exploiter un peu plus en profondeur le concept des tokens non fongibles, en fractionnant et en tokenisant chacun des actifs qui seront produits par les créateurs. En d'autres termes, chaque NFT pourra donc être explosé en un certain nombre de morceaux, appelés des F-NFTs, et distribué à plusieurs individus différents.

Implémentation NFT

Exemple d'implémentation d'un F-NFT sur le réseau Ethereum - Source : whitepaper DEIP Creator Economy Protocol

 

Le nom F-NFT vient de la contraction de « Fractionalized Non Fungible Token », qui signifie token non fongible fractionné. De manière logique, un F-NFT peut être imaginé comme une combinaison d'un NFT et d'un token ERC-20. D'ailleurs, sur le réseau Ethereum, certains protocoles combinent effectivement les processus ERC-721 et ERC-20.

L'une des particularités des F-NFTs est le système de définition des prix. Dès qu'une fraction de l'actif est vendue sur le réseau DEIP, le prix de vente définira le prix actuel réel de l'ensemble de l'actif.

La gouvernance grâce aux F-NFTs

Le Creator Economy Protocol de DEIP permet de tokeniser un actif immatériel (ou un ensemble de plusieurs). Ainsi, il sera possible de posséder une fraction d'un actif, un F-NFT, et de se partager collectivement sa gouvernance. En fractionnant et en tokenisant la possession d'un actif immatériel, le protocole DEIP ouvre la porte à divers modèles d'économie, de financement et de gouvernance décentralisés.

Les actifs incorporels tokenisés génèrent des revenus, et la plupart du temps, ces revenus proviennent de la vente des droits d'auteur à des tiers. Comme ceux-ci sont implémentés directement dans le Creator Economy Protocol, il est possible d'automatiser la distribution des redevances entre les détenteurs de F-NFT de l'actif en question.

D'ailleurs, pour chaque transaction de distribution de redevances, une partie est conservée pour le réseau DEIP et est ensuite répartie sous forme de récompenses pour les protocoles de liquidité et de yield farming, dont nous allons parler dans la suite de cet article. Ce modèle de distribution est appelé distribution automatisée des redevances.

La finance décentralisée au service des créateurs

Pour des créateurs débutants ou pas encore reconnus, obtenir des financements n'est pas chose aisée. Au contraire, les banques traditionnelles sont même réticentes à leur octroyer des prêts. Pour permettre aux créateurs d'accéder à des fonds sans intermédiaire, DEIP introduit un concept de banque décentralisée offrant divers services financiers spécialement conçus pour l'économie des créateurs.

Afin d'inciter les investisseurs à fournir de la liquidité, DEIP déploie son protocole de liquidité appelé « Dynamic Liquidity Protocol ». En bref, il est possible d'emprunter des stablecoins dX (dUSD, dEUR, etc.) au protocole en échange de verrouiller un F-NFT dans un certain smart contract (c'est ce qu'on appelle le Vault).

Dynamic Liquidity Protocol

Fonctionnement du Dynamic Liquidity Protocol - Source : Documentation technique DEIP

 

Ce F-NFT verrouillé fait donc office de collatéral. Par sécurité, sa valeur doit être à minima trois fois supérieure au volume de dX emprunté. Toutefois, celle-ci peut évoluer au cours du temps selon la valeur de l'actif immatériel sous-jacent. Comme expliqué ci-dessus, c'est le prix de la dernière transaction effectuée sur le marché secondaire pour un même F-NFT qui détermine sa valeur actuelle.

Si un emprunteur souhaite retirer son F-NFT du protocole, il devra donc restituer le montant total de dX emprunté initialement, avec des intérêts supplémentaires. Ceux-ci sont ensuite équitablement répartis dans les fonds de l'écosystème (Ecosystem Funds) et pour les fournisseurs de liquidité, dont nous allons parler dans la suite de cet article.

👉 Si vous souhaitez avoir plus d'informations, retrouvez le whitepaper du projet DEIP

Au centre du protocole, le token DEIP

Par définition, étant un protocole basé sur la blockchain, le Creative Economy Protocol nécessite des instruments financiers pour permettre d'attirer des utilisateurs et de les récompenser. C'est le rôle de son token natif, le DEIP. Il a trois fonctions majeures et nous allons les détailler ci-après.

Le rôle utilitaire :

Le token DEIP est la monnaie native qui est utilisée comme moyen de paiement dans toute transaction financière (par exemple, le paiement des frais de transaction, l'exécution des smart-contracts, etc.)

La gouvernance :

Dû au caractère décentralisé du protocole, DEIP n'est pas gouverné par une seule et même entité. Il faut donc des individus indépendants pour participer à la maintenance, au développement et à la sécurisation du réseau et du protocole. Le premier rôle du token DEIP est donc de récompenser ces personnes du travail qu'elles fournissent.

La gouvernance du protocole s'organise sous forme d'un conseil. À sa création, 12 sièges le composent, mais 3 se rajouteront chaque année, jusqu'à atteindre son nombre final de 30 sièges. Afin d'obtenir un siège, il suffit de staker plus de DEIP que l'une des personnes qui compose le conseil.

Le staking et Yield Farming :

Le secteur de l'économie des créateurs est séparé en plusieurs catégories. Par exemple, dans la catégorie technologie, on peut retrouver la rubrique biotechnologie, nanotechnologie, ou la green-tech. De plus, chaque F-NFTs comporte des metadatas, dont cette information. La réussite d'un actif (et donc du projet) sous-jacent va entrainer la réussite de la sous-catégorie entière associée.

Chaque participant a la possibilité de miser sur une catégorie particulière s'il croit en son potentiel de croissance. Pour ce faire, il lui suffit de staker ses jetons DEIP sur un F-NFT spécifique (ou un projet spécifique) dans le protocole.

En parallèle, les membres du conseil dirigent également ce que l'on appelle l'Ecosystem Funds (ou le Fonds de l'Écosystème). Ils décident de la manière avec laquelle le capital est alloué sur les différents projets à hauteur de 80%. La répartition des 20% restants dépend de la répartition de l'ensemble de la communauté.

Ainsi, chaque participant a la possibilité de miser des jetons DEIP sur une catégorie afin d'augmenter le nombre de fonds alloués par le Fonds de l'Écosystème à cette catégorie spécifique de F-NFT. Selon la performance du conseil et de la communauté, l'allocation du capital peut être amenée à évoluer.

Conclusion

Lors de son lancement en 2018, DEIP est devenue la première infrastructure Web 3.0 proposant de tokéniser des actifs immatériels tels que la propriété intellectuelle. Le protocole souhaite recentrer l'économie autour des créateurs, leur permettant ; d'abord de développer leur projet innovant directement sur une infrastructure décentralisée du Web3, et ensuite d'accéder à des ressources, des financements, et de la visibilité.

Pour ce faire, le protocole DEIP facilite le flux de récompenses aux créateurs de contenu grâce au staking de son token natif, le DEIP. Il récompense également les investisseurs qui croient au projet, à sa technologie ou au secteur.

Cette année, la société a levé 2 millions de dollars pour favoriser le développement de sa plateforme, qui à terme, permettra à des ingénieurs ou des chefs d'entreprise de créer des applications plus rapidement que toute autre solution existante. Une partie des fonds collectés sera utilisée pour lancer le Portal Builder Program, dont le but est de faciliter l'essor de 1 000 nouveaux projets sur le Web 3.0 utilisant la technologie DEIP.

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A propos de l'auteur : Lilian Aliaga

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Rédacteur freelance situé entre Paris et Toulouse. Je souhaite partager ma passion pour l’univers des cryptomonnaies au plus grand nombre. Je m’intéresse également à l’analyse technique et au trading.
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