Le gouvernement cubain a communiqué ce mardi 2 juillet son intérêt croissant pour les crypto-monnaies. Elles permettraient entre autres de mitiger les effets des sanctions américaines historiques qui pèsent sur le pays et accroissent sa crise économique. On ne sait pas encore si Cuba créera son propre altcoin ou s’il utilisera un crypto-actif existant.

 

À Cuba, des cryptos contre l’inflation

Comme l’explique le site d’information Reuters, qui rapporte la nouvelle, l’économie de Cuba est en piètre état ces dernières années. Les sanctions financières américaines se sont durcies avec le gouvernement Trump, et le pays ne parvient pour l’instant pas à réduire son hyperinflation, malgré son ouverture récente au monde extérieur. Pour pallier à cela, le président Miguel Diaz-Canel a donc annoncé une nouvelle série de mesures économiques, lors d’une intervention à la télévision nationale.

Le ministre de l’Économie Alejandro Gil Fernandez a précisé que les cryptos pourraient être utilisées dans tous les domaines économiques de Cuba : « Nous étudions le potentiel des cryptodevises […] pour nos transactions nationales et internationales, et nous y travaillons en collaboration avec des universitaires. » Il est probable que le gouvernement choisisse de créer sa crypto-monnaie, mais rien n’a pour l’instant été confirmé.

 

Un remède possible aux crises financières

Selon les informations communiquées par le gouvernement, les mesures globales annoncées devraient permettre d’augmenter les revenus d’un quart de la population. Les pensions et salaires de l’administration seront notamment revus à la hausse. Les crypto-monnaies serviraient quant à elle à décentraliser les échanges monétaires effectués par les entreprises. Elles permettraient notamment de stimuler l’économie locale.

Ce n’est pas la première fois qu’un pays essaie de booster son économie et éviter les sanctions internationales grâce aux crypto-monnaies. Un proche du président russe avait notamment encouragé la Crimée à adopter les cryptodevises pour mitiger les effets des sanctions qui touchent le territoire. Au Venezuela, le gouvernement avait quant à lui lancé son « petro. Il s’agit d’un altcoin adossé aux réserves pétrolières, censé stabiliser le cours de la monnaie FIAT. Mais il n’a pas rencontré de franc succès pour l’instant.

Les initiatives non gouvernementales semblent être pour l’instant favorisées par les habitants de ces pays en crise. Le Dash (DASH) a notamment fait une percée remarquée dans certains pays d’Amérique latine, dont le Venezuela. Et le volume de transactions en cryptos a augmenté de 130 % en Afrique sur l’année 2018, selon les données de Paxful. Les altcoins devraient donc continuer à se populariser dans ces territoires plus aisément qu’en Europe occidentale, où la même urgence n’existe pas.

 

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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