Parmi les applications possibles de la blockchain, l’authentification est un enjeu clé. Appliquée au secteur de la logistique et de l’alimentaire, elle a commencé à révolutionner la manière dont les entreprises certifient leurs objets et produits manufacturés. Un autre domaine est cependant également en train de se développer : celui de la protection des créations. En France, plusieurs entreprises ont commencé à se disputer ce créneau.

 

La protection des créations : un système actuel limité

À l’heure actuelle, les moyens couramment utilisés en France pour protéger ses créations et prouver leur antériorité sont limités. Une méthode courante est d’utiliser une enveloppe Soleau, qui permet de déposer 7 feuilles de papier A4 dans une enveloppe papier. La solution a également été appliquée au numérique : il est maintenant possible de faire un dépôt Soleau sur Internet. L’œuvre est ainsi certifiée pendant 5 ans, puis la personne doit faire une demande pour avoir un délai supplémentaire. Le prix peut cependant être rébarbatif : 15€ le dépôt de 10 Mo, soit le même prix qu’une enveloppe physique.

De manière alternative, il existe également l’option d’un constat d’huissier afin de prouver l’antériorité d’une œuvre, mais cela est bien plus coûteux : il faut compter plusieurs centaines d’euros. Il est aussi possible de s’adresser à une société d’auteurs, c'est par exemple le cas de la SACEM pour les musiciens.

 

La blockchain : une solution pour simplifier la protection des créations ?

C’est pour contourner les limitations de ces solutions que plusieurs entreprises blockchain ont commencé à émerger en France. La blockchain, qui est inaltérable, est particulièrement adaptée à ce type d’enregistrement : elle peut prouver l’antériorité d’une œuvre, ainsi que l’identité de la personne qui a fait le dépôt. Parmi les solutions françaises, on trouve Ipocamp, dont nous vous parlions la semaine dernière. Basée sur l’Ethereum, la solution permet de déposer tout type de fichier sur un espace en ligne. BlockchainyourIP propose aux utilisateurs une solution similaire, qui est cependant basée sur la blockchain du Bitcoin.

Des entreprises de protection des créations ont également fait le choix d’intégrer la blockchain aux services qu’elles proposaient jusque là. C’est le cas par exemple de Fidealis. Au niveau global, des solutions ont également émergé petit à petit. On peut citer GoChain, une blockchain de traçabilité qui a également commencé à investir le secteur cette année. À l’heure où les partages illégaux et les reproductions non autorisées sont légion sur Internet, on devrait donc continuer de voir ce secteur se développer.

 

Newsletter 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque dimanche 👌 Et c'est tout.

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

twitter-soothsayerdatatwitter-soothsayerdata

Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
Tous les articles de Marine Debelloir.

guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments