Le CEO de Ripple, Brad Garlinghouse, s’est livré au jeu des confessions lors d’une interview à The Information publiée en fin de semaine dernière. Il indique quelques chiffres clés sur le fonctionnement de Ripple au troisième trimestre 2019, et donne son avis sur les autres crypto-monnaies.

 

Quel bilan pour Ripple au troisième trimestre ?

Malgré sa chute hors du top 10 des meilleures startups américaines, l’entreprise Ripple est en pleine forme. C’est tout du moins ce qu’a souhaité communiquer Brad Garlinghouse en fin de semaine dernière. Il explique : « Nous n’avons pas besoin de mobiliser des capitaux ». Et pour cause : selon lui, Ripple possède plus de 305 millions de dollars dans ses comptes en banques. En parallèle à cela, la firme possèderait environ 15 milliards de dollars sous la forme de tokens de XRP. Cela dit, le CEO confirme quand même que la « profitabilité compte » pour l’avenir du Ripple.

Il faut dire que du côté de la crypto-monnaie, le Ripple a connu une meilleure semaine que le BTC, qui peine encore à se remettre de la chute qui l’a poussé sous les 8 000 dollars. Comme l’indiquait Forbes hier, le XRP a même progressé de +30 % au mois de septembre. Au troisième trimestre 2019, l’entreprise a cependant vendu 66 millions de tokens. C’est une nette baisse par rapport au second trimestre 2019, où Ripple avait atteint des records en vendant 251 millions de dollars en XRP.

 

Ripple tacle les autres cryptos

Dans son rapport trimestriel, Ripple avait taclé les cryptodevises peu sérieuses, qui sont construites sur des attentes et un enthousiasme qui peuvent s’effondrer rapidement. L’entreprise avait mis en garde ceux qui « traitent les actifs digitaux comme une religion plutôt qu’une technologie qui permet de résoudre des problèmes concrets. » Les intéressés ont dû apprécier. Dans son interview, Brad Garlinghouse semble plus particulièrement parti en croisade contre Libra, qu’il a plusieurs fois vertement critiquée.

Le CEO explique ainsi qu’il craint d’être « pris entre deux feux » entre Libra et les régulateurs. Selon lui, cette passe d’armes pourrait amener plus de surveillance pour le domaine des cryptos en général, ce qui pourrait causer des difficultés pour l’écosystème. Il estime également que le problème vient de la réputation de Facebook : un projet similaire porté par PayPal aurait été considéré avec moins de méfiance. Il explique : « La manière dont ils ont abordé le sujet a montré selon moi une certaine arrogance […] Je pense que Facebook ne s’est pas rendu compte du déficit de confiance qu’il a. » À bon entendeur...

 

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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