La blockchain au service de la charité et de l’environnement

 

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Selon le whitepaper d’Aidcoin, le secteur des organisations caritatives représente 2 trillions de dollars. C’est un secteur grandissant, faisant de la charité celui ayant le plus augmenté ces dernières années (+20% en 10 ans). De son côté, l’environnement n’a rien à lui envier, avec un doublement des emplois dans cette branche entre 2000 et 2014 (+ 2.4 millions d’emplois). Ces domaines d’activités font cependant face à des problématiques auxquelles la blockchain semble pouvoir répondre.




Blockchain & charité : pourquoi est-ce utile ?

Une des problématiques connues des dons caritatifs est l’incertitude de l’allocation et de l’utilisation des fonds provenant des collectes. Par nature, la technologie blockchain permet, entre autres, de vérifier l’allocation de ces ressources. En bref, on peut tracer les transactions et ainsi savoir où vont véritablement les fonds. Ainsi, nous pouvons être certains de l’allocation et de l’utilisation faite grâce à nos dons.

En 2004, nous assistions à une arnaque d’ampleur, avec l’affaire Parasport, association ayant détourné des dons vers des sociétés écrans. En 2015, James Reynolds, gérant des quatre plus grosses associations caritatives luttant contre le cancer aux Etats Unis, aurait volé 187 millions de dollars grâce à des plans frauduleux.

De nombreux projets liés aux cryptomonnaies (comme l’Aidcoin) répondent à cette problématique en proposant une solution aux œuvres caritatives au travers de la blockchain Ethereum pour s’assurer de la transparence totale des dons.

Les dons pourraient se faire via un token (imaginons qu’un token = 1$). Pour un don de 50$, nous achèterions donc 50 tokens que nous reverserions à l’association par une transaction via la blockchain. La transaction est ainsi totalement transparente et apparaît comme telle dans un grand livre de comptes public. Il est ensuite possible de vérifier toutes les entrées et sorties d’argent du portefeuille de l’association, notamment avec les explorateurs de blockchain, ce qui permettrait de tracer précisément où vont les fonds.

 

Aider la charité, mais pas que…

La charité n’est pas le seul secteur qui fait face à des problématiques d’allocation des ressources. L’environnement qui est une cause grandissante en est également un et la technologie blockchain offre des solutions à ces enjeux majeurs.

Le World Wide Fund (WWF) utilise la blockchain afin de vérifier la provenance de matières halieutiques (le thon notamment). Selon un communiqué, la transparence qu’offre la blockchain va permettre aux intermédiaires et aux consommateurs de pouvoir avoir un suivi précis des produits.

Mais comment cela fonctionne concrètement ? Un QR code est scanné via une application et il est ensuite possible d’avoir accès à différentes informations sur la provenance du produit :

  • Quand le poisson a-t-il été pêché ?
  • Où a-t-il été pêché ?
  • Par quelle méthode ?
  • Sur quel bateau ?

 

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Indirectement, l’utilisation de telles méthodes permet également de retracer les conditions de travail des employés. En réalité, la pêche illégale du thon rouge contribue parfois à l’esclavagisme. La blockchain permettrait donc une augmentation de la surveillance de ces pratiques inhumaines dans le milieu de la pêche, qui est un problème connu et répandu (notamment en Thaïlande).

 

Conclusion

La blockchain semble donc s’imposer comme une solution viable : elle répond à des problématiques sérieuses et qui ont toujours existé.  Son utilisation dans les domaines caritatifs et environnementaux se développe, ce qui est encourageant. Et d’autres secteurs pourraient également en bénéficier.

A titre d’exemple, le secteur de l’assurance est un marché porteur pour la blockchain. Finies les crises de confiance, où les assureurs font sans cesse monter les prix afin de couvrir leurs risques d’engagements. La blockchain apporterait (encore une fois) une transparence à toute épreuve, notion qui est bien souvent absente de ce type de secteurs et qui résoudrait pourtant de nombreux problèmes de confiance.

 

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Valentin

Valentin fait partie de l’équipe des rédacteurs de Cryptoast. Fasciné par la technologie blockchain et les cryptos en général, il aime partager sa passion avec les autres en rédigeant des articles simples et abordables tout en gardant un esprit critique et engagé.

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