La Société japonaise des droits des auteurs, des compositeurs et des éditeurs (JASRAC) a annoncé le 4 février qu'elle allait expérimenter la technologie de la blockchain pour la gestion et le traitement des droits d'auteur dans le domaine de la musique.

 

Une expérimentation à grande échelle

Fondée en 1939 en tant qu'organisation à but non lucratif, la JASRAC est la plus grande société d'administration des droits d'auteur musicaux au Japon.

La JASRAC mènera son expérience de démonstration du 17 février au 13 mars 2020 avec la coopération de 5 grands éditeurs au Japon.

En ce qui concerne ses spécificités, l'expérimentation sera axée sur le développement d'une base de données basée sur la blockchain qui enregistrera la valeur de hachage du contenu numérique, l'identité du créateur ainsi que les informations relatives à l'horodatage pour chaque œuvre musicale.

Toutes ces informations seront donc liées à une musique en particulier et forgeront l'identité de cette dernière.

Selon le communiqué de la JASRAC, Sony serait impliqué dans le projet et s'occuperait notamment de la création de l'écosystème comprenant l'infrastructure blockchain et les applications qui seront utilisées lors de l'expérimentation.

 

Le potentiel de la blockchain reconnu

Ce n'est pas la première fois que la JASRAC procède à des expérimentations incluant la blockchain. En 2018, une expérience avait été menée pour gérer les enregistrements de transactions pour l'utilisation de matériel protégé par le droit d'auteur.

Désormais, la JASRAC vise à améliorer la crédibilité des données liées aux informations sur les œuvres musicales et à renforcer la transparence et l'efficacité du processus de distribution, contribuant ainsi à l'optimisation de la distribution des redevances pour les auteurs.

La gestion des droits d'auteur musicaux avec la blockchain offre une multitude d'avantages aux acteurs du secteur par rapport à l'environnement actuel. La blockchain peut fournir un moyen de stockage sécurisé et de vérification de l'authenticité des œuvres musicales.

L'adoption de plateformes de droits d'auteur basées sur une blockchain offrirait des avantages considérables à l'ensemble du secteur. Un registre numérique national voir mondial vérifié des créateurs de musique et de leurs œuvres pourrait réduire les risques de litiges sur leur authenticité.

Pour les artistes moins populaires, les plateformes de ce type pourraient constituer un écosystème plus favorable à celui d'aujourd'hui. Par exemple, un artiste pourrait se connecter directement à son public, en contournant la multitude d'intermédiaires, souvent liés à des entreprises privées désireuses de faire du profit.

 

Reste à espérer que l'expérimentation de la JASRAC soit un succès afin que la blockchain soit définitivement implantée dans leurs systèmes. De tels progrès pourraient contribuer à la création d'une plateforme nationale au Japon utilisant la blockchain et de surcroît, promouvoir cette dernière.

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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