Top 10 des introductions en Bourse (IPO) à surveiller
Quelles sont les prochaines introduction en Bourse à ne pas manquer ? Découvrez le top 10 des IPO les plus attendues par les investisseurs.
L'IA : le moteur de la nouvelle vague d'IPO
Après plusieurs années au ralenti, les introductions en Bourse sont maintenant monnaie courante, portées notamment par un intérêt de plus en plus important pour l'IA. Les capitaux privés et publics affluent vers les entreprises exposées à la thématique de l'intelligence artificielle.
Ainsi, 3 secteurs concentrent l'essentiel de l'attention des marchés. L'IA générative d'abord avec les laboratoires qui développent les grands modèles de langage (Anthropic, OpenAI). L'infrastructure de calcul ensuite : data centers, cloud GPU et production d'énergie destinée à alimenter ces installations. Puis, les semi-conducteurs spécialisés dans l'IA, en particulier les puces d'inférence.
Toutefois, participer à une introduction en Bourse au prix de lancement reste difficile pour un particulier. La souscription est le plus souvent réservée aux investisseurs institutionnels et rares sont les courtiers qui donnent accès au placement initial. Pour les grandes cotations comme celles d'OpenAI ou d'Anthropic, il sera en revanche très certainement possible d'acheter leurs actions dès leur premier jour de cotation via un courtier classique.
Enfin, avant l'introduction en Bourse d'une entreprise, une exposition indirecte est possible sous forme de contrats perpétuels pré-IPO, proposés sur des plateformes comme Hyperliquid. Ces produits synthétiques répliquent une valorisation implicite sans que l'investisseur ne détienne la moindre action.

Les 10 introductions en Bourse à suivre
| 🏢 Entreprise | 🏭 Secteur | 🌍 Pays | 📈 Place visée | 💰 Valorisation estimée | 🗓️ Horizon estimé |
| Anthropic | IA générative (Claude) | États-Unis | Nasdaq | 2 000 Md$ (dernier tour privé à 965 Md$) | Octobre 2026 |
| OpenAI | IA générative (ChatGPT) | États-Unis | Nasdaq / NYSE | 850 à 1 000 Md$ | Fin 2026 / Début 2027 |
| Switch | Data centers (infrastructure IA) | États-Unis | Bourse américaine | 50 à 80 Md$ | Dès novembre 2026 |
| SB Energy | Énergie et data centers IA | États-Unis | Nasdaq (SBE) | Plus de 50 Md$ | Septembre 2026 |
| Lambda | Cloud GPU (neocloud) | États-Unis | Nasdaq | Plusieurs milliards de dollars | Fin 2026 |
| KNDS | Défense terrestre / armement | France et Allemagne | Euronext Paris et Francfort | 12 à 15 Md€ | Septembre 2026 |
| Databricks | Données et IA (analytics) | États-Unis | Nasdaq | Environ 190 Md$ (dernier tour privé) | 2027 |
| Perplexity | IA générative (Perplexity) | États-Unis | Bourse américaine | 20 à 23 Md$ | 2028 |
| Rebellions | Puces IA (inférence) | Corée du Sud | KOSPI | Environ 2,5 Md$ | Début 2027 |
| DeepX | Puces IA embarquées / robotique | Corée du Sud | KOSDAQ / KOSPI | Environ 2 Md$ | 2027 ou 2028 |
Chiffres estimés à partir de sources de presse au 2 septembre 2026. Aucune valorisation n'est confirmée tant que la cotation n'a pas eu lieu
Découvrez plus d'infos sur chacune de ces entreprises prêtes à entrer en Bourse 👇
Anthropic

Anthropic développe l'IA Claude, un modèle de langage concurrent direct de ChatGPT, très utilisé en entreprise pour le code et l'automatisation. D'ailleurs, la startup est devenue le laboratoire d'IA le plus valorisé au monde, devant OpenAI.
Son capital réunit déjà de nombreux investisseurs institutionnels. Google et Amazon en sont les principaux partenaires stratégiques, Amazon étant aussi son fournisseur cloud. Son dernier tour de financement, en mai 2026, a été mené par Altimeter Capital, Dragoneer, Greenoaks et Sequoia Capital avec la participation de fonds comme Coatue, GIC, Fidelity et Blackstone et de partenaires industriels comme Samsung, SK Hynix et Micron.
Anthropic a déposé un dossier d'introduction confidentiel auprès de la SEC le 1er juin 2026 pour une cotation au Nasdaq attendue en octobre 2026, sans confirmation officielle de la date ni du prix.
Sa dernière valorisation privée connue s'établit autour de 965 milliards de dollars, atteinte lors d'une levée de 65 milliards. Pour l'introduction, le Financial Times, le New York Times et le Wall Street Journal évoquent une valorisation visée proche de 2 000 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grosse IPO de l'histoire, devant SpaceX.
Cette ambition repose sur une croissance folle d'Anthropic. Le chiffre d'affaires annualisé serait passé d'environ 9 milliards de dollars fin 2025 à plus de 65 milliards à l'été 2026, porté par l'adoption de Claude Code chez les entreprises.

OpenAI

OpenAI conçoit ChatGPT, l'application d'IA générative la plus connue du grand public, ainsi que des modèles vendus aux entreprises et aux développeurs. C'est le principal concurrent d'Anthropic sur le marché des grands modèles de langage.
Son capital est déjà l'un des plus étoffés du secteur privé. Microsoft en reste le premier actionnaire extérieur avec une part estimée à 27 %. Le tour de financement de 122 milliards de dollars bouclé fin mars 2026 a réuni Amazon, Nvidia et SoftBank comme principaux contributeurs, aux côtés d'Andreessen Horowitz et de D.E. Shaw. Une partie de l'engagement d'Amazon, soit 35 milliards de dollars, est conditionnée à une entrée en Bourse d'ici 2028.
La directrice financière Sarah Friar a indiqué que l'entreprise serait cotée en 2027, plus tôt si la croissance s'accélère. Sa dernière valorisation privée s'établit à 852 milliards de dollars, atteinte lors de ce tour de mars 2026, et plusieurs sources évoquent une cible proche de 1 000 milliards pour l'introduction.

Switch

Switch construit et exploite aux États-Unis des data centers de très grande taille, présentés comme des campus exascale. L'entreprise loue cette capacité aux acteurs qui déploient l'IA, un segment porté par les dépenses massives d'infrastructure.
Elle est majoritairement détenue par DigitalBridge, associé à l'australien IFM Investors, qui l'avait retirée des marchés en 2022 pour environ 11 milliards de dollars. DigitalBridge a depuis été racheté par SoftBank. En parallèle de l'introduction en Bourse, le fonds Andreessen Horowitz mène un tour de financement privé d'environ 2 milliards de dollars et son cofondateur Ben Horowitz doit rejoindre le conseil d'administration.
Switch a déposé un dossier confidentiel début août 2026 pour un retour en Bourse évoqué dès novembre. La valorisation visée avoisinerait 50 milliards de dollars, dette comprise, contre 11 milliards lors du rachat de 2022. L'intérêt d'un fonds réputé pour ses paris logiciels comme Andreessen Horowitz pour des data centers illustre le déplacement de la valeur de l'IA vers ses infrastructures physiques.
SB Energy

SB Energy développe des data centers à l'échelle du gigawatt et les infrastructures électriques qui les alimentent, un maillon clé de la construction des capacités d'IA aux États-Unis. L'entreprise est contrôlée par le japonais SoftBank.
Son capital réunit les principaux acteurs du secteur de l'IA. OpenAI en est à la fois investisseur, locataire de référence et détenteur de bons de souscription évalués à 5,5 milliards de dollars avec un siège au conseil. Nvidia s'est également engagé à hauteur de 3 milliards de dollars et garantit la valeur résiduelle des équipements.
L'entreprise a déposé son dossier auprès de la SEC le 31 août 2026 en vue d'une cotation au Nasdaq et d'une levée de 5 à 7 milliards de dollars pour une valorisation supérieure à 50 milliards. La cotation pourrait intervenir dès septembre 2026. Le dossier comporte un risque assumé : SB Energy se déclare substantiellement dépendante d'OpenAI, n'exploite encore aucun centre de données et a enregistré une perte nette de 3,2 milliards de dollars au premier semestre 2026.

Lambda

Lambda loue de la puissance de calcul, sous forme de processeurs graphiques Nvidia, aux entreprises et laboratoires qui entraînent et exploitent des modèles d'IA. Ce modèle, dit neocloud, est le même que celui de CoreWeave entré en Bourse en 2025.
Fondée en 2012 par les frères Stephen et Michael Balaban, l'entreprise compte parmi ses investisseurs TWG Global, ARK Invest, Andra Capital et Nvidia. Ce dernier occupe une position particulière : il est à la fois actionnaire et plus gros client de Lambda, via un accord de location de 18 000 puces sur 4 ans. Un nouveau tour de financement, évoqué autour de 12 milliards de dollars, était en discussion à l'été 2026.
Lambda prépare son introduction depuis plusieurs mois, un temps évoquée pour fin 2026 et désormais plutôt attendue en 2027, sans dossier public déposé à ce stade. Sa valorisation reste privée et pourrait évoluer nettement. La relation croisée avec Nvidia, à la fois fournisseur, investisseur et principal client, constitue autant sa force qu'un point de vigilance.
KNDS

KNDS est l'un des piliers de la défense terrestre européenne. Né en 2015 du rapprochement du français Nexter et de l'allemand Krauss-Maffei Wegmann, le groupe basé à Amsterdam produit les chars Leopard 2 et Leclerc, le canon Caesar et de nombreux véhicules blindés, et équipe plus de 20 armées du continent. En 2025, il a réalisé un chiffre d'affaires de 4,4 milliards d'euros, en hausse de près de 16 %, avec un carnet de commandes supérieur à 23 milliards.
Son capital est aujourd'hui partagé à parts égales entre l'État français, via GIAT Industries, et la famille allemande Bode-Wegmann. L'introduction prévoit l'entrée de l'État allemand à hauteur de 40 %, une participation française ramenée à 40 %, et 20 % du capital rendu disponible lors de l'IPO.
Annoncée en juin 2026 puis suspendue début juillet faute d'accord sur la valorisation, l'IPO de KNDS pourrait être relancée à partir de septembre 2026, un glissement vers la fin d'année ou 2027 n'étant pas exclu. La valorisation se situerait entre 12 et 15 milliards d'euros, loin des 18 à 20 milliards espérés en début d'année, sur fond de correction des valeurs du secteur de la défense. Seul dossier européen de cette sélection, KNDS présente une particularité pour l'investisseur français : une fois cotée à Paris, l'action sera éligible au PEA.

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Databricks

Fondée en 2013, Databricks édite une plateforme utilisée par les entreprises pour analyser leurs données et déployer des agents IA.
Son tour de financement d'août 2026, mené par Coatue, a réuni Blackstone, MGX, T. Rowe Price et Sixth Street, aux côtés d'investisseurs historiques comme Andreessen Horowitz, Thrive Capital, Nvidia, GIC ou Temasek. La demande a été telle que l'entreprise, qui visait un milliard de dollars, en a finalement levé cinq.
Cette levée de fonds valorise Databricks 190 milliards de dollars, contre 134 milliards en février 2026. Le groupe revendique un chiffre d'affaires annualisé de 7 milliards de dollars, en croissance de plus de 80 %.
Son dirigeant Ali Ghodsi a écarté une cotation en 2026, jugée trop source de distraction, et vise plutôt 2027. Particularité rare, Databricks a déjà dépassé en valeur son concurrent côté Snowflake tout en restant une entreprise privée.
Perplexity

Perplexity développe un moteur de réponse fondé sur l'IA qui fournit des réponses synthétisées plutôt qu'une liste de liens. Son ambition affichée est de concurrencer la recherche de Google.
L'entreprise a levé environ 1,7 milliard de dollars au total, auprès d'investisseurs comme Nvidia, Jeff Bezos, le fonds Vision Fund 2 de SoftBank, IVP, Accel et NEA. Sa valorisation a atteint 23 milliards de dollars en janvier 2026, contre 121 millions moins de trois ans plus tôt, l'une des réévaluations les plus rapides du secteur.
Son directeur général, Aravind Srinivas, situe une éventuelle introduction en Bourse autour de 2028, sans dossier déposé à ce jour. C'est donc l'horizon le plus lointain de cette sélection. Son chiffre d'affaires annualisé dépassait 450 millions de dollars début 2026, une base encore modeste au regard de sa valorisation, alors que l'entreprise fait par ailleurs l'objet de litiges avec des éditeurs de presse sur l'utilisation de leurs contenus.

Rebellions
Rebellions conçoit des puces spécialisées dans l'inférence, c'est-à-dire l'exécution des modèles d'IA. Née en 2020 et issue d'une fusion avec SAPEON, elle est devenue la première licorne de la Corée du Sud du secteur des semi-conducteurs pour l'IA.
L'entreprise s'appuie sur un actionnariat stratégique et souverain : Samsung Electronics, SK Hynix et l'État coréen, via son fonds national de croissance, dont elle a constitué le tout premier investissement direct. Nvidia a par ailleurs engagé début août 2026 des discussions préliminaires portant sur une licence, une prise de participation ou un rachat.
Rebellions vise une cotation à la Bourse de Séoul au premier semestre 2027, tout en gardant ouverte l'option d'une cotation ultérieure aux États-Unis. Son dernier tour de financement l'a valorisée à 3 400 milliards de wons, soit environ 2,5 milliards de dollars. L'accès à ce type de valeur reste toutefois plus compliqué pour un investisseur français, le marché coréen étant moins ouvert que les places américaines. Interactive Brokers est la plateforme la plus susceptible de lister l'action Rebellions une fois celle-ci disponible sur les marchés.
DeepX

DeepX conçoit des puces d'IA embarquées destinées à faire fonctionner des modèles directement dans les appareils physiques plutôt que dans le cloud. Ses cas d'usage visent la robotique, les machines industrielles, la vidéosurveillance et les objets connectés, un domaine souvent désigné comme l'IA physique.
Fondée en 2018 par Kim Lok-won, passé notamment par Apple et Broadcom, l'entreprise coréenne compte parmi ses investisseurs SkyLake Equity Partners, BNW Investments, AJU IB et TimeFolio Asset Management. Elle a noué des partenariats avec le laboratoire de robotique de Hyundai Kia et avec POSCO DX.
DeepX prépare une introduction en Bourse visée pour 2027 et a mandaté Morgan Stanley. La première tranche de son tour de financement de série D, à l'été 2026, l'a valorisée à 3 140 milliards de wons, soit environ 2,2 milliards de dollars, quatre fois plus que lors du tour précédent. Comme pour Rebellions, une cotation d'abord domestique limite l'accès direct pour les particuliers français avant une éventuelle cotation aux États-Unis.
Comment se préparer à acheter ces actions
Souscrire à une introduction en Bourse au prix d'offre reste rarement accessible à un particulier. Le placement initial est le plus souvent réservé aux investisseurs institutionnels et rares sont les courtiers qui y donnent accès. Même quand l'accès existe, les opérations recherchées sont souvent sursouscrites : rien ne garantit d'obtenir la quantité d'actions demandée. Le plus réaliste reste d'acheter l'action une fois la cotation ouverte, sur le marché, comme n'importe quel autre titre.
La première étape est d'ouvrir et d'approvisionner un compte chez un courtier avant la date de cotation. Les vérifications d'identité prennent parfois plusieurs jours et disposer d'un compte prêt permet de se positionner dès les premiers échanges.
Le choix du courtier dépend de la place de cotation. La plupart des entreprises citées viseront le Nasdaq ou le NYSE, accessibles chez la majorité des courtiers en actions. KNDS cotera sur Euronext Paris et sera éligible au PEA. Les deux acteurs coréens viseront Séoul, dont l'accès est plus restreint et passe par un courtier couvrant les marchés asiatiques comme Interactive Brokers.
En outre, sachez que participer à une IPO ou acheter une action le jour de son lancement sur les marchés ne garantit rien. SpaceX, IPO la plus massive de l'histoire, a bondi lors de ses débuts avant de se replier nettement après la publication de ses premiers résultats.
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Collaborations commerciales
Comment se positionner dès maintenant sur une IPO ?
Pour quelques entreprises préparant une IPO, il est possible de s'y exposer avant même la cotation sur les marchés.
Sur une plateforme comme Hyperliquid, des contrats perpétuels pré-IPO répliquent la valorisation implicite d'une entreprise privée. C'est aujourd'hui le cas d'Anthropic, dont un marché a été relancé par l'émetteur EntropyIO. Ces contrats suivent en continu le prix estimé de l'action, 24 heures sur 24, sans que l'acheteur ne détienne la moindre action.
Le principe repose sur un produit dérivé. Il n'y a pas d'échéance : la position peut être conservée tant que la marge le permet. Le prix est déterminé par un oracle qui s'appuie sur les transactions du marché et non sur un cours officiel. Le même type de contrat existe sur d'autres plateformes, comme Kraken, qui propose des perpétuels pré-IPO sur Anthropic et OpenAI.
Toutefois, ces produits comportent des limites. Anthropic et OpenAI ont publiquement mis en garde contre les instruments non autorisés adossés à leur valorisation.Le cadre réglementaire reste flou, certains utilisateurs sont bloqués en fonction de leur localisation et les émetteurs eux-mêmes ont demandé à la SEC un encadrement. Rien ne garantit non plus que le prix du contrat corresponde au cours réel le jour de l'introduction.
L'offre disponible évolue par ailleurs très vite. Avant juin 2026, plusieurs contrats (OpenAI, Anthropic, SpaceX) étaient proposés par un autre émetteur, Ventuals, depuis fermé. Cette voie s'adresse à des profils avertis, en pleine connaissance des risques associés.

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