Revolut obtient une licence bancaire provisoire aux États-Unis
La néobanque britannique Revolut a annoncé avoir obtenu une autorisation conditionnelle du régulateur bancaire américain OCC. Une étape déterminante qui ouvre la voie à un lancement commercial prévu au premier semestre 2027, avec à la clé des services bancaires classiques et un accès aux cryptomonnaies.
Une autorisation conditionnelle qui débloque la stratégie américaine
C'est une étape que Revolut attendait depuis le dépôt de son dossier en mars dernier. La fintech vient d'obtenir une approbation conditionnelle du Bureau du Contrôleur de la Monnaie américain (OCC) pour accéder à une licence bancaire fédérale aux États-Unis.
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Ce feu vert n'est pas définitif. Revolut doit encore décrocher les autorisations de la Réserve fédérale (Fed) et de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l'agence qui garantit les dépôts bancaires aux États-Unis. Une fois ces validations obtenues, la néobanque pourra opérer sous sa propre marque, sans passer par un partenaire bancaire local.

Aujourd'hui, Revolut n'est en effet pas une banque aux États-Unis. Ses services sont fournis via Lead Bank, un établissement partenaire membre de la FDIC. La bascule vers une licence propre changerait radicalement la donne, en permettant à la fintech de proposer directement des dépôts assurés jusqu'à 250 000 dollars.

Lancement commercial prévu pour mi-2027
Cetin Duransoy, directeur général de Revolut US, a indiqué au Financial Times que la banque prévoit son lancement américain au cours du premier semestre 2027.
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Dans un premier temps, l'offre comprendra des comptes courants, des livrets d'épargne, du crédit, des paiements fractionnés et des cartes de crédit. Les stablecoins, l'accès aux cryptomonnaies et les services bancaires commerciaux seront intégrés dans un second temps.
« L'autorisation conditionnelle délivrée par l'OCC constitue une première étape importante vers la création de Revolut Bank US », a déclaré Nik Storonsky, fondateur et PDG de Revolut. Elle donne au groupe « les bases nécessaires pour s'implanter sur le plus grand marché financier du monde ».
Un axe crypto au cœur de l'offre future
La feuille de route américaine ne se limite pas aux services bancaires classiques. Une fois toutes les autorisations obtenues, Revolut pourra proposer « un accès aux stablecoins et aux cryptomonnaies », précise le communiqué du groupe.
Cette orientation s'inscrit dans une stratégie plus globale. Fin août, la fintech a dévoilé son premier stablecoin adossé à l'euro, baptisé EURR, présenté comme « la première étape » d'une gamme de tokens fiat.
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Le contexte américain est aussi plus favorable qu'il y a quelques années. Sous la précédente administration, plusieurs acteurs comme Coinbase avaient accusé la FDIC d'avoir fait pression sur les banques américaines pour qu'elles évitent les cryptomonnaies. Le climat réglementaire s'est depuis nettement assoupli.
Revolut revendique aujourd'hui près de 80 millions de clients dans le monde et vise la barre des 100 millions d'ici mi-2027. La conquête du marché nord-américain est un pilier de cet objectif.
Le groupe a également accéléré son expansion en Amérique latine. Il opère déjà au Mexique et attend des licences au Brésil, en Argentine, en Colombie et au Pérou. En Europe, il détient une licence bancaire au Royaume-Uni et vient de décrocher son agrément bancaire en France le mois dernier auprès de l'ACPR.

Sources : Communiqué Revolut
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