Norvège : le fonds souverain bat un record, mais se prépare au pire
Le fonds souverain norvégien vient de signer le meilleur semestre de son histoire, avec près de 160 milliards d’euros de bénéfices. Une performance largement portée par les géants des semi-conducteurs, mais qui renforce aussi les inquiétudes sur la dépendance croissante du fonds à une poignée de valeurs technologiques.
Un semestre record dopé par les fabricants de puces
Le fonds souverain norvégien, alimenté par les revenus pétroliers de l’État, a annoncé un bénéfice semestriel de 1 753 milliards de couronnes, soit environ 160 milliards d’euros. Du jamais vu en 30 ans d’existence.
À fin juin, la valeur du fonds atteignait 22 683 milliards de couronnes, soit 2 071 milliards d’euros. Le rendement du semestre ressort à 9,4 %, avec un rebond spectaculaire au deuxième trimestre après un premier trimestre dans le rouge de 58 milliards d’euros.

Le directeur du fonds, Nicolai Tangen, a résumé ainsi la performance : « Des puces, des puces, des puces, des puces, des puces ». Le secteur technologique a en effet contribué, à lui seul, à hauteur de 1 065 milliards de couronnes aux gains semestriels, grâce notamment aux fabricants de semi-conducteurs Samsung, SK Hynix, TSMC, Micron Technology et ASML.
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Jusqu'à 5 000 € offerts en USDC en fonction de vos dépôts sur OKXUne concentration qui commence à inquiéter
Le fonds détient des participations dans près de 7 100 entreprises, avec en moyenne 1,5 % de chaque groupe coté sur la planète. Ses plus grosses positions sont Nvidia (612 milliards de couronnes), Apple (522 milliards), Alphabet (499 milliards), Microsoft (347 milliards) et TSMC (332 milliards).
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Cette réussite pose cependant question. L’évolution du fonds dépend « d’un nombre toujours plus réduit d’entreprises », a averti Nicolai Tangen. Le portefeuille est aussi géographiquement concentré, avec près de 55 % des actifs investis aux États-Unis. Le ministère norvégien des Finances a d’ailleurs mis en place un comité pour évaluer les risques liés à cette concentration.
Fin juin, la répartition du fonds se lisait ainsi : 72,1 % en actions, 25,8 % en obligations, 1,6 % en immobilier et 0,5 % dans les projets d’énergies renouvelables non cotés. Les actions ont rapporté 13 % sur le semestre, quand les obligations gagnaient 0,9 % et l’immobilier 3 %. Les énergies renouvelables non cotées affichent en revanche un rendement négatif de 0,2 %.
Un modèle qui inspire au-delà des marchés traditionnels
Le fonds a également pris position sur SpaceX, introduit en Bourse le 12 juin lors d’une opération record. Fin juin, il en détenait 0,05 %, valorisés à 12,1 milliards de couronnes.
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Nicolai Tangen reste néanmoins prudent sur la suite.
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Aucun pays dans l’histoire n’est parvenu à conserver durablement une fortune aussi considérable. Les fortunes finissent toujours par disparaître.
Ce succès n’a pas échappé aux observateurs crypto. La Norvège est exposée indirectement au Bitcoin (BTC) via ses participations dans des entreprises exposées à la cryptomonnaie. D’autres fonds souverains suivent désormais la même logique de diversification.
Découvrir comment bien investir dans Bitcoin (et protéger son épargne) avec la méthode StratègeSources : Norges Bank Investment Management (NBIM), Boursorama
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