Les 10 meilleures actions françaises à dividendes (éligibles PEA)
Se constituer un revenu régulier grâce aux dividendes reste l'une des stratégies préférées des investisseurs français. Encore faut-il distinguer les entreprises capables de verser un dividende à la fois élevé et durable de celles dont le rendement n'est qu'un mirage. Voici 10 actions françaises à dividendes, toutes éligibles au PEA, sélectionnées pour leur rendement et la solidité de leur distribution.
Notre sélection des 10 meilleures actions françaises à dividendes (PEA)
Voici 10 grandes valeurs françaises cotées à Paris, toutes éligibles au PEA, pour construire un portefeuille orienté revenu 👇
| Entreprise | Ticker | Secteur | Rendement 2025 | Investir 👇 |
| Crédit Agricole | ACA | Banque | 6,3 % | |
| AXA | CS | Assurance | 5,4 % | |
| Sanofi | SAN | Santé | 5,3 % | |
| Engie | ENGI | Énergie / Services aux collectivités | 4,9 % | |
| BNP Paribas | BNP | Banque | 4,8 % | |
| TotalEnergies | TTE | Énergie | 4,4 % | |
| Bouygues | EN | Conglomérat / BTP | 4,1 % | |
| Vinci | DG | Concessions / BTP | 4,0 % | |
| Air Liquide | AI | Gaz industriels et médicaux | 2,0 % | |
| Schneider Electric | SU | Électrification / Automatismes | 1,5 % |
Données du 17 août 2026. Collaborations commerciales.
Acheter des actions à dividendes avec le PEA de Trade RepublicQu'est-ce qu'une bonne action à dividende ?
Un rendement élevé n'est pas le seul facteur à prendre en compte. Ce qu'il faut aussi regarder, c'est la capacité de l'entreprise à verser ce dividende année après année, sans mettre en danger sa santé financière. Quatre critères permettent de faire le tri.
Le rendement. Il correspond au dividende annuel rapporté au cours de l'action. Un rendement de 5 % signifie que 100 € investis rapportent 5 € de dividende par an. C'est le chiffre le plus visible, mais aussi le plus trompeur pris isolément.
Le taux de distribution (payout ratio). Il mesure la part du bénéfice reversée sous forme de dividende. En dessous de 70 %, la distribution est généralement considérée comme confortable : l'entreprise conserve de quoi investir et absorber un coup dur. Au-delà de 100 %, elle distribue plus qu'elle ne gagne, ce qui n'est pas tenable durablement.
La régularité et la croissance. Une entreprise qui augmente son dividende depuis 20 ou 30 ans sans interruption inspire davantage confiance qu'un rendement ponctuellement élevé. La régularité traduit un modèle économique solide et un engagement de long terme envers les actionnaires.
Le piège du rendement (dividend trap). Un rendement de 8 % ou 10 % n'est pas une bonne nouvelle. Le plus souvent, il traduit un cours qui s'est effondré parce que le marché anticipe une baisse du bénéfice ou un dividende que l'entreprise ne pourra pas tenir. Avant d'acheter une action qui affiche un rendement spectaculaire, il faut toujours vérifier le taux de distribution et la génération de trésorerie.
Le détail de notre sélection de 10 actions à dividendes
Nous avons classé ces valeurs par rendement décroissant. Les premières offrent le dividende le plus généreux, les dernières un rendement plus faible mais une croissance du dividende plus régulière.
Crédit Agricole (ACA)
Avec un dividende de 1,13 € au titre de 2025, en hausse de 3 %, Crédit Agricole affiche le rendement le plus élevé de la sélection, autour de 6,3 %. Son taux de distribution reste mesuré, aux alentours de 48 %, ce qui laisse une marge de sécurité appréciable.
En contrepartie de ce rendement, il faut accepter la nature cyclique d'une valeur bancaire, sensible aux taux d'intérêt, au coût du risque et à la conjoncture économique.
Investir dans le Crédit Agricole avec le PEA de Trade RepublicAXA (CS)
L'assureur a porté son dividende à 2,32 € au titre de 2025, en hausse de près de 8 %, pour un rendement de l'ordre de 5,4 %. AXA a fait progresser son dividende d'environ 10 % par an en moyenne depuis 2022 et n'a réduit sa distribution qu'une seule fois en 30 ans, lors de la crise du Covid. Cette « générosité » est complétée par des programmes de rachats d'actions.
Les principaux risques tiennent aux catastrophes naturelles et à l'exposition de son portefeuille aux marchés financiers.
Sanofi (SAN)
Sanofi appartient au secteur le plus défensif qui soit, la santé : on se soigne quel que soit l'état de l'économie. Le groupe a relevé son dividende à 4,12 € au titre de 2025, soit sa 31e année consécutive de hausse, le meilleur historique de régularité de cette liste. Le rendement ressort autour de 5,3 % et le taux de distribution, proche de 64 %, reste soutenable.
Les risques à surveiller relèvent surtout de la recherche : expiration de brevets, aléas du pipeline et litiges éventuels.
Engie (ENGI)
Engie a versé un dividende de 1,35 € au titre de 2025, auquel s'ajoute une prime de fidélité de 10 % pour les actions détenues au nominatif depuis plus de deux ans. Le rendement avoisine 4,9 %, soutenu par des revenus régulés et contractés qui apportent de la visibilité.
Deux réserves toutefois : le taux de distribution est élevé (de l'ordre de 67 % du résultat net récurrent) et le dividende a déjà été coupé par le passé. Engie est donc davantage une valeur de rendement qu'une valeur de croissance régulière du dividende.
BNP Paribas (BNP)
La première banque de la zone euro a distribué 5,16 € au titre de 2025, désormais versés en deux fois grâce à la mise en place d'un acompte semestriel. Le rendement tourne autour de 4,8 %, avec un taux de distribution parmi les plus bas de la sélection (environ 47 %), donc parmi les plus sûrs, complété par des rachats d'actions.
Comme pour Crédit Agricole, la contrepartie est la cyclicité propre au secteur bancaire et une sensibilité forte à l'environnement des taux de la BCE et à la réglementation.
TotalEnergies (TTE)
TotalEnergies a porté son dividende à 3,40 € au titre de 2025, en hausse de 5,6 %, versé en quatre acomptes trimestriels. Le rendement ressort autour de 4,4 % et la distribution est régulière depuis plus de 30 ans.
Attention cependant à ne pas ranger TotalEnergies parmi les valeurs défensives : son résultat dépend directement du prix du pétrole et du gaz, ce qui est très cyclique. L'action TTE a en revanche tendance à bien se comporter lorsque la crise est de nature énergétique ou géopolitique, ce qui vient s'ajouter au rendement apporté par le dividende.
Acheter l'action TotalEnergies via le PEA de Trade RepublicBouygues (EN)
Bouygues a relevé son dividende à 2,10 € au titre de 2025, sa 3e hausse consécutive, pour un rendement d'environ 4,1 % et un taux de distribution proche de 63 %. Le groupe présente l'avantage de la diversification : construction et routes (Colas), médias (TF1), télécoms (Bouygues Telecom) et services multi-techniques (Equans).
Cette diversité amortit les chocs sectoriels, mais l'activité BTP reste cyclique et l'intégration d'Equans constitue un enjeu à surveiller.
Vinci (DG)
Vinci a distribué 5,00 € de dividende au titre de 2025 avec un versement sans interruption depuis 29 ans et un taux de distribution autour de 55 %. Le cœur du modèle repose sur les concessions (autoroutes, aéroports), qui génèrent des flux de trésorerie récurrents et prévisibles, complétées par une activité de contracting et d'énergie. Le rendement, proche de 4 %, est plus modéré que celui des banques, mais adossé à des revenus très visibles.
Les principaux risques liés à Vinci concernent le trafic aéroportuaire, l'échéance des concessions et le contexte fiscal ou réglementaire.
Air Liquide (AI)
Air Liquide produit les gaz industriels et médicaux indispensables à des secteurs qui ne s'arrêtent jamais : hôpitaux, agroalimentaire, industrie, électronique, et depuis peu, l'intelligence artificielle (IA). Une grande partie de ses revenus provient de contrats de long terme, ce qui rend son chiffre d'affaires très prévisible. Le dividende, porté à 3,70 € au titre de 2025, progresse presque sans interruption depuis des décennies.
Son rendement est faible (environ 2,0 %), mais il est compensé par une croissance régulière du dividende, des attributions d'actions gratuites (une action nouvelle pour dix détenues) et une prime de fidélité de 10 % au nominatif. C'est un profil de croissance du dividende plutôt que de haut rendement.
👉 Faut-il acheter l'action Air Liquide, cet acteur français clé de l'IA ?
Schneider Electric (SU)
Schneider Electric ferme le classement en matière de rendement (environ 1,5 %), mais avec un dividende de 4,20 € au titre de 2025 en hausse depuis plus de 30 ans, et une croissance proche de 10 % par an sur 5 ans.
Le faible rendement s'explique surtout par la forte progression du cours de son action, tirée par la demande structurelle en électrification, en efficacité énergétique et en équipements pour datacenters liés à l'IA. Le taux de distribution, autour de 58 %, laisse de la marge.
👉 Faut-il acheter l'action Schneider Electric ?
Où acheter ces actions françaises à dividendes ?
Voici les banques et courtiers que nous suggérons pour ouvrir un PEA et investir dans ces valeurs, comparés sur leurs frais 👇
| Banque / Courtier | Frais d'un passage d'ordre | Frais de conversion de devises | Frais annexes | Ouvrir un PEA 👇 |
| 🥇 Trade Republic | 0 € avec plan programmé, sinon 1 € par ordre | Aucun | Aucun | |
| 🥈 XTB | 0 € jusqu'à 100 000 €/mois investis, ensuite 0,2 % | 0,5 % (si actif non libellé en euro) | Aucun | |
| 🥉 Saxo | 0,08 % du montant de l'ordre Offre : 0 € de courtage sur 70 actions européennes et 150 ETF Amundi jusqu'au 31/12/2026 (nouveaux PEA) |
0,25 % (si actif en devise étrangère) | Aucun | |
| BoursoBank | Tarif Découverte : 1,99 € jusqu'à 500 € puis 0,60 % au-delà
Tarif Trader : 16,65 € jusqu'à 7 750 € puis 0,22 % au-delà Tarif Ultimate Trader : 9,90 € jusqu'à 10 000 € puis 0,12 % au-delà |
0,25 % + taux de change J+1 | Transfert de titres vers établissement tiers : 15 € par ligne dans la limite de 150 €
Tarif Trader : 5,95 € de frais si aucun ordre n'est exécuté sur le mois |
|
| Fortuneo | Tarif Starter : 0 € pour le 1er ordre ≤ 500 €/mois, puis 0,35 %
Tarif Progress : 4,90 € pour un ordre ≤ 3 000 €, puis 0,15 % au-delà Tarif Trader Pro : 9,50 € pour un ordre ≤ 10 000 €, puis 0,10 % au-delà |
0,12 % + taux de change J+1 | Transfert de titres vers établissement tiers : 15 € par ligne dans la limite de 150 €
85 € pour la clôture d'un PEA ou PEA-PME (hors transfert) Minimum 50 € de frais sur bourse |
Trade Republic reste notre premier choix pour la plupart des investisseurs, grâce à son accessibilité et à ses ordres programmés gratuits, particulièrement adaptés à une stratégie de dividendes réinvestis. XTB se distingue par l'absence de commission jusqu'à 100 000 € investis par mois, tandis que Saxo, BoursoBank et Fortuneo conviennent aux profils qui recherchent une offre bancaire plus complète.
Pourquoi loger ses actions à dividendes dans un PEA ?
Pour un investisseur résidant en France, le PEA (Plan d'Épargne en Actions) est l'enveloppe la plus efficace pour détenir toutes les actions de cette sélection.
Une fiscalité allégée après 5 ans. Passée cette durée de détention, les plus-values et les dividendes sont exonérés d'impôt sur le revenu. Seuls les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus, contre une flat tax de 31,4 % sur un compte-titres ordinaire.
Un sursis d'imposition pendant toute la phase d'investissement. Tant que les dividendes et les plus-values restent dans le PEA, ils ne sont pas taxés. La fiscalité ne s'applique qu'au moment d'un retrait. Concrètement, vous pouvez encaisser vos dividendes et les réinvestir dans de nouvelles actions sans que cela ne soit considéré comme une opération imposable, ce qui amplifie l'effet des intérêts composés au fil des années.
Un plafond de 150 000 €. C'est le montant maximum que vous pouvez verser sur un PEA (hors gains), de quoi loger un portefeuille de dividendes conséquent dans un cadre fiscal avantageux.
Les risques à connaître avant d'investir dans les actions à dividendes
Investir en Bourse pour toucher des dividendes ne dispense pas de connaître les risques propres à cette approche.
1. Le dividende n'est jamais garanti. Une entreprise peut réduire, suspendre ou supprimer sa distribution du jour au lendemain, comme l'a montré la crise du Covid-19. Un historique de régularité réduit ce risque, mais ne l'annule pas.
2. La concentration sectorielle. Les valeurs à haut rendement françaises se concentrent dans quelques secteurs (banques, assurance, énergie), tous cycliques. Un portefeuille de dividendes trop chargé sur ces secteurs se comportera mal en cas de retournement économique. La diversification reste indispensable, notamment avec des valeurs plus défensives.
3. Le piège du rendement. Un rendement anormalement élevé est souvent le signal d'un problème (cours en chute, dividende non soutenable) plutôt qu'une bonne affaire. Vérifiez toujours le taux de distribution et la génération de trésorerie de l'entreprise avant d'acheter son action.
4. Le risque de perte en capital. Un dividende de 5 % ne compense pas une baisse de 20 % du cours de l'action. La performance totale d'un investissement combine le dividende et l'évolution du prix de l'action sur le long terme : le rendement seul ne doit jamais être un critère de décision.
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