Hack de la ville de Berlin - Ils n'ont pas payé et les données ont été publiées sur le darkweb
Dans le cadre de la récente cyberattaque dont a été victime la ville de Berlin, les hackers réclamaient une rançon en bitcoins pour ne pas publier les données volées. Suite à l'expiration de l'ultimatum, de nombreuses informations sont désormais disponibles sur le darknet.
Le Land de Berlin n'a pas payé la rançon réclamée par les hackers
Il y a quelques jours, la ville de Berlin a subi un hack historique de son réseau informatique impliquant le vol de plusieurs téraoctets de données. Une cyberattaque orchestrée par le célèbre groupe de hackers Rhysida tristement connu pour ses nombreuses opérations menées à l'encontre des institutions publiques.
Le problème ? Au-delà de cette affaire digne d'une crise de sécurité majeure pour le Land de Berlin, les hackers ont rapidement imposé un ultimatum - fixé à 7 jours - accompagné du versement d'une rançon de 30 bitcoins, soit environ 2 millions d'euros selon le cours du BTC au moment des faits.
⚠️ Comment sécuriser votre environnement numérique et financier ?
Une demande que les membres du Sénat de Berlin ont rapidement et systématiquement rejetée, impliquant leur volonté de ne pas céder à ce type de chantage. Une fermeté qui aurait dû se concentrer en amont sur la sécurisation de leur réseau, puisque depuis la fin de semaine dernière, les données volées ont effectivement été publiées sur le darknet.
En effet, le site d'information Tagesschau de la télévision publique allemande indique à la date du 5 septembre dernier qu'à la suite de l'expiration de l'utimatum imposé par les hackers de Rhysida, « les pirates présumés qui avaient réussi à accéder au réseau informatique du Land de Berlin ont publié des données au téléchargement ».
Si, dans le cadre de l'analyse approfondie des données publiées, certaines personnes concernées sont identifiées, elles seront informées par les administrations sénatoriales compétentes, en fonction des risques et conformément aux dispositions légales


Services publics : la pire faille de sécurité actuelle ?
Une affaire qui met en lumière l'incapacité alarmante des services publics à garantir la sécurité des données numériques toujours plus nombreuses qu'ils ne cessent de réclamer, jusqu'à refuser de payer une rançon alors même qu'ils savent que la facture sera finalement payée par les citoyens dont les données ont été volées, principalement à l'aide de procédures de phishing ciblées.
En effet, du côté des États Unis, ce sont 153 millions de permis de conduire américains qui viennent de se retrouver en vente sur le darkweb, dont celui du secrétaire à la défense Pete Hegseth en personne, selon les données récemment révélées par le site d'investigation en cybersécurité KrebsOnSecurity.
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Et que dire des récentes attaques également menées contre des institutions françaises, comme la Direction générale des Finances publiques, le service des cadastres ou encore l'éducation nationale.
De quoi s'interroger sérieusement sur le fait de leur donner la responsabilité de nos données privées.


Sources : Tagesschau, KerbsOnSecurity
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