France : 2 millions de propriétaires visés par une nouvelle fuite à la DGFiP
À peine 24 heures après la confirmation d'un premier piratage, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) fait l'objet d'une nouvelle revendication. Un cybercriminel affirme avoir extrait les données cadastrales de plus de 2 millions de propriétaires : noms, dates de naissance, adresses et biens immobiliers associés.
Une deuxième fuite revendiquée en deux jours
Les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour la DGFiP. Après un accès illégitime confirmé cette semaine par le ministère de l'Économie exposant les données fiscales de 678 000 personnes, un hacker au pseudonyme de ZeroBytes revendique une seconde intrusion, distincte de la première.
Sa cible : le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC), un outil de la DGFiP dédié à la consultation des données foncières. Selon les éléments recueillis par FrenchBreaches, l'attaquant en aurait extrait 252 149 lignes.
Le chiffre semble modeste, mais une même parcelle peut compter plusieurs titulaires. Une fois l'ensemble comptabilisé, le fichier représenterait 2 041 778 personnes. Le hacker affirme d'ailleurs avoir renoncé à aller plus loin : une extraction complète lui aurait, selon lui, demandé plusieurs mois.

Message du hacker ZeroBytes au sujet de la nouvelle fuite – Source
Protéger vos cryptomonnaies avec un Ledger Nano Gen5 (10 € offerts)Noms, adresses, biens : des données taillées pour la fraude
Les données ayant fuité ne sont pas de simples références cadastrales. Les échantillons observés contiennent noms et prénoms, sexe, date et lieu de naissance, adresse du titulaire, identifiant foncier, ainsi que la section et le numéro des parcelles détenues.
Tout le danger tient au croisement de ces informations. Une seule ligne relie l'identité d'une personne, sa date de naissance, son domicile et la liste de ses biens immobiliers.
De quoi crédibiliser des campagnes de phishing, des usurpations d'identité ou de faux courriers de l'administration fiscale, l'identité de la DGFiP étant déjà régulièrement détournée par les fraudeurs.
Pour les propriétaires, le risque est aussi physique : associer un patrimoine immobilier à une adresse précise peut aussi nourrir un repérage bien réel.
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Jusqu'à 20 millions de personnes exposées ? La prudence s'impose
ZeroBytes assure que son extraction ne représente qu'une fraction du total accessible et avance le chiffre de 20 millions de personnes potentiellement consultables via le système visé.
Ce nombre doit être manié avec précaution : c'est une estimation du pirate, pas un décompte des victimes. Le contournement de l'authentification multifacteur (MFA) qu'il revendique, comme la durée exacte de son accès, n'a pas été confirmé par une source indépendante. Il affirme même que son accès pourrait toujours être actif.
Deux revendications distinctes en deux jours, sur deux systèmes différents : c'est désormais la solidité d'ensemble des accès de la DGFiP qui est posée. Les investigations devront établir si les affaires sont liées, quels systèmes ont réellement été touchés et jusqu'où les attaquants ont pu remonter.
En attendant, la vigilance reste de mise : face au risque de phishing usurpant l'administration fiscale, mieux vaut se méfier de tout message inattendu se réclamant de la DGFiP et ne jamais transmettre d'informations personnelles ou bancaires par ce biais.
Découvrir comment bien investir dans Bitcoin (et protéger son épargne) avec la méthode StratègeSource : French Breaches
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Commentaires (1)
En urgence ! Une loi doit etre voté pour interdire formellement a l'etat de detenir la moindre data, tant qu'il sera totalement incompetent et incapable d'assurer la sécurité des contribuables sous toutes ses formes !
Si l'etat etait le sous traitant d'une entreprise, il serait deja devant un tribunal depuis longtemps ! Et aurait interdiction d'exercer pour mise en danger de la vie de ses contribuables/citoyen.



