DGFiP : après les impôts et le cadastre, une faille frappe les successions
La DGFiP fait face à une troisième alerte de sécurité en quelques jours. Après les incidents touchant impots.gouv.fr et les données cadastrales, une vulnérabilité aurait permis d’accéder sans authentification à des millions de données personnelles et patrimoniales liées aux successions vacantes.
Une troisième alerte cyber en quelques jours pour la DGFiP
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) fait face à une nouvelle faille de sécurité. Selon les informations révélées par FrenchBreaches, le portail dédié aux successions vacantes aurait été affecté par une vulnérabilité permettant un accès sans authentification à un volume potentiellement massif de données personnelles et patrimoniales.
💡 Comment sécuriser votre environnement numérique et financier ?
Cette alerte s’ajoute à une série d’incidents récents. Le 12 août, le cybercriminel ZeroBytes revendiquait l’extraction de 678 438 lignes issues d’impots.gouv.fr, un accès illégitime que la DGFiP a ensuite confirmé. Deux jours plus tard, le même acteur affirmait avoir compromis le Serveur Professionnel de Données Cadastrales (SPDC), avec 252 149 lignes correspondant selon lui à plus de 2 millions de propriétaires.
Ledger Flex : plus petit, moins cher, mais tout autant sécurisé 🔒Des millions de lignes accessibles sans authentification
La vulnérabilité, identifiée par le chercheur LunarisSec, aurait permis à n’importe quel visiteur d’accéder à plusieurs millions d’enregistrements sans mécanisme d’authentification préalable. Les informations potentiellement exposées comprennent des identités, adresses postales et électroniques, dates et lieux de décès, situations matrimoniales, ainsi que des données relatives aux successions et au patrimoine des personnes concernées.
👉 Sur le même sujet – France : 2 millions de propriétaires visés par une nouvelle fuite à la DGFiP
La combinaison de ces éléments rend l’incident particulièrement sensible. Croisées entre elles, ces informations permettent de reconstituer un profil détaillé autour d’un défunt ou d’un dossier de succession, un matériau précieux pour des campagnes d’ingénierie sociale.
🚨 Une faille critique affecte un service de la DGFiP !#LunarisSec a identifié une vulnérabilité accessible sans authentification, exposant potentiellement des millions de lignes contenant notamment des noms, prénoms, adresses postales, e-mails, identifiants et diverses… pic.twitter.com/IEFQJVGegl
— FrenchBreaches (@Frenchbreaches) August 17, 2026
D’après FrenchBreaches, la faille aurait depuis été corrigée. Reste que cette correction ne dit rien de la durée pendant laquelle le service a été exposé, ni de l’ampleur éventuelle des consultations effectuées avant la fermeture du vecteur d’accès.
À ce stade, aucune exfiltration massive n’est confirmée sur le dossier des successions vacantes, contrairement à l’affaire impots.gouv.fr.
Un risque élevé de phishing ciblé
Si une extraction devait être confirmée, la nature des données concernées constituerait un terrain idéal pour du phishing sur mesure. Un attaquant connaissant l’identité d’un héritier, son adresse et les détails d’un décès peut se faire passer de manière crédible pour un notaire, une banque ou une administration intervenant dans le règlement du dossier.
👉 Sur le même sujet – Compromissions à la DGFiP : « Cela arrive plusieurs fois par semaine »
Ce risque prend une dimension particulière quand on rappelle que d’autres bases françaises circulent actuellement dans les milieux cybercriminels. Le croisement de données fiscales, cadastrales et successorales permettrait d’enrichir considérablement les profils déjà constitués, même si rien n’indique à ce stade que les acteurs derrière ces différents incidents soient les mêmes.

Source : FrenchBreaches
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
Certains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité ou de l'affiliation. L'investissement dans les actifs numériques présente un risque de perte en capital totale ou partielle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N'investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.



